Pour sa cérémonie des vœux, la polyclinique du Ternois a annoncé quelques bonnes nouvelles qui laissent entrevoir une amélioration de l’offre de santé sur le territoire, même si « les difficultés de recrutement médical sont toujours présentes » pour les médecins et les infirmières. Céline Lemaire, directrice de l’établissement, a néanmoins indiqué que deux nouveaux médecins interviennent désormais à l'”accueil de soins non-programmés”, dont la fréquentation a quasiment doublé en deux ans, de 4 000 passages en 2022 à 7 500 en 2024. La maison médicale, installée dans la polyclinique, dispose désormais de cinq médecins généralistes. Les développements du contrat local de santé, de la CPTS – communauté professionnelle territoriale de santé – et de l’hôpital de proximité en 2024 ont permis de structurer l’offre de soin territoriale. Celle-ci va se renforcer avec l’ouverture d’un hôpital de jour polyvalent : il devrait offrir à terme une dizaine de lits et accueillir deux à trois jours par semaine des patients en transition entre l’hospitalisation complète et l’hospitalisation à domicile. Cette offre viendra compléter celle en hospitalisation complète et en SMR locomoteur, qui passeront tous deux de trente à vingt-cinq lits, car « on ne les remplit pas actuellement », selon la directrice. Il s’agit donc d’une réorganisation de l’offre plus adaptée aux besoins des patients. L’année 2025 verra également le démarrage des travaux pour la construction du nouvel espace consacré à l’imagerie médicale, visant à regrouper la radiologie et le scanner (actuellement sur le parking de l’établissement) : le permis de construire a été accordé et les travaux devraient aboutir début 2026. Autre projet, plus abstrait pour les patients mais essentiel pour l’établissement : le changement de statut. Le président du conseil d’administration, Patrick Dewasme, a expliqué qu’une transformation en ESPIC – Établissement de santé privé d’intérêt collectif – permettrait de bénéficier de meilleurs financements, ce qui aurait également un impact sur les salariés qui passeraient sous la convention collective de la FEHAP – Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne. La polyclinique du Ternois est donc en pleine transformation et le président a salué « la mobilisation de tous les acteurs du territoire pour développer l’attractivité », soulignant que « les querelles de clocher qui ont pénalisé le projet » étaient désormais enterrées : les relations avec la maison de santé Léonard de Vinci sont même très bonnes désormais, puisqu’une réflexion commune est lancée avec Filieris TernoisCom pour compléter l’offre médicale.

Si le secteur médical connaît toujours des difficultés de recrutement, la polyclinique peut se targuer d’avoir un personnel fidèle, comme en témoigne la mise à l’honneur des salariées ayant reçu la médaille du travail, avec un record de présence de quarante-deux ans : Nadine Brunet, Marie-Christine Quentin, Murielle Dandromme, Françoise Nicolas, Éva Bailleul, Nadine Derégnancourt, Céline Occre, Estelle Tourcel, Amandine Victor.