L’Union commerciale du Ternois mise sur la coopération pour mener ses grands projets

L’Union commerciale du Ternois s’est choisi un nouveau président et ce n’est pas le seul changement à l’œuvre : élu en janvier dernier, Samuel Sarrazyn – tenancier de la Taverne de l’Artois – veut faire bouger le territoire, en s’appuyant sur ses forces vives que sont les commerçants, artisans et indépendants. « Actuellement, l’union compte une trentaine de membres, surtout des commerçants installés à Saint-Pol. On veut emmener un maximum d’acteurs, avec l’idée de développer la coopération, de travailler tous ensemble. On fait tous partie d’un même écosystème », insiste Samuel Sarrazyn, qui invite tous ces professionnels à une réunion ce jeudi 18 avril à 19h, à la mairie de Saint-Pol. Ils sont d’ailleurs priés de venir avec leur carnet de chèque pour régler leur cotisation, elle aussi profondément revue : « On a décidé de fixer la cotisation à 1 euro (contre 60 euros auparavant). L’argent de l’Union commerciale ne doit pas venir des commerçants, mais des projets que nous pouvons réaliser – et on en a quelques-uns. » Le rendez-vous annuel du défilé de mode sera maintenu, mais avec l’ambition de voir encore plus grand « pour un effet “Wahou !” ».

Déménager le marché hebdomadaire place Louis-Lebel
L’association a également en tête la création d’un nouveau rendez-vous, qui pourrait se tenir dès l’automne prochain : « On voudrait organiser une vraie ducasse, avec un grand chapiteau et une fête de la bière, dans le style de la braderie de Lille. Ce serait un nouvel événement, porté par l’Union commerciale, mais on voudrait que la municipalité prenne une part là-dedans », annonce le barman, lui-même élu au conseil municipal. Il a d’ailleurs proposé à la municipalité une autre idée qui pourrait chambouler certaines habitudes : « On voudrait remettre le marché hebdomadaire place Louis-Lebel pour qu’il soit plus concentré. On a posé la question à quelques commerçants du marché, qui disaient tous être d’accord. Derrière la mairie, ils sont un peu “à l’abri du pognon”, c’est-à-dire où personne ne passe. Si la place Lebel devenait trop petite, on pourrait même profiter des rues autour, voire de la rue d’Hesdin ! Et il y a plus de places de parking autour de la mairie que place Lebel. » Le stationnement est d’ailleurs un sujet récurrent lorsqu’on évoque le commerce à Saint-Pol et l’association veut casser cette idée reçue : du parking, il y en a ! « Moi-même, je ne pensais pas qu’on avait autant de places disponibles à proximité du centre », confesse Charlotte Pottiez, qui tient la boutique Audacieuse et qui avait repris la présidence de l’Union commerciale après le Covid. « On ne peut pas créer de nouvelles places, mais on peut envoyer un message pour dire que des places de stationnement existent, assure le nouveau président. Si on est prêt à marcher quelques minutes, on en trouve facilement et c’est aussi une occasion de déambuler dans la ville. On veut de la flânerie. On va proposer aux adhérents d’avoir un support pour expliquer aux clients qu’ils peuvent trouver un parking facilement à proximité. »

Penser le centre-ville comme une immense galerie marchande où flâner
D’ailleurs, une récente étude dans le cadre de la redynamisation du centre-ville a permis de recenser tous les parkings disponibles à Saint-Pol et d’envisager un nouveau plan de circulation, pour développer les mobilités douces. Une démarche sur laquelle pourront s’appuyer les commerçants pour promouvoir le centre-ville, avec une stratégie de communication originale : « On a la chance incroyable d’avoir deux zones commerciales qui poussent à deux extrémités de la ville. Entre ces deux zones, il y a une immense galerie marchande : c’est nous ! On veut envoyer un message en disant que la galerie marchande de Saint-Pol est ouverte avec des restaurants, des magasins de prêt-à-porter, des services… On pourrait imaginer dans une dizaine d’année une ville très piétonne, belle, verte, qui attire les promeneurs. Quand on marche, on a le temps de regarder autour de soi. On a une belle architecture à Saint-Pol, de beaux endroits : quand on a fait les Polofolies, beaucoup de gens ont découvert le parc de Warstein et ils sont aujourd’hui plus nombreux à le fréquenter. Si vous venez à Saint-Pol et que vous y marchez, vous aimerez la ville. Encore faut-il descendre de sa voiture. » C’est donc avant tout un nouvel état d’esprit que souhaite insuffler Samuel Sarrazyn, en fédérant un maximum d’acteurs économiques locaux : « On veut que les choses changent vite, on a plein de projets mais on veut pouvoir tout mener de front, en invitant chacun a participer. On a de l’ambition et si ça marche, ce sera bon pour le commerce et donc pour le territoire. »

L’Union commerciale du Ternois organise une réunion à destination des commerçants, artisans et indépendants du 62130 le jeudi 18 avril à 19h en mairie de Saint-Pol.


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