Une prime de mille euros pour les salariés présents sur les sites Nestlé : Herta devrait être concerné


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Le groupe Nestlé annonce le versement d’une « prime de mille euros net maximum à l’ensemble de nos collaborateurs travaillant physiquement dans nos usines, nos centres de distribution et nos laboratoires », ce qui devrait inclure les salariés d’Herta qui font toujours partie du groupe Nestlé, mais uniquement ceux présents sur les sites, donc pas ceux en télétravail. Pourtant, la semaine dernière, la direction d’Herta avait renvoyé à l’issue de la crise des discussions sur le versement éventuelle d’une prime, estimant que « l’urgence [était] à la protection de la santé de l’ensemble de la population, [des] salariés, de leurs familles, de leurs proches. » L’annonce de la mise en place de la prime est tombée le soir du mardi 31 mars, jour où les salariés d’Herta ont appris qu’un de leur collègue avait été testé positif au coronavirus. La décision a été prise à l’échelle du groupe Nestlé qui précise que le versement de la prime interviendra sur la paie du mois de juin. Reste à savoir si Herta fera toujours partie du groupe Nestlé à ce moment-là : en décembre dernier, le groupe Nestlé annonçait qu’il allait céder 60 % du capital d’Herta au groupe espagnol Casa Tarradellas, et que « la clôture de la transaction devrait intervenir au premier semestre 2020 ». Le processus de rachat se poursuit malgré la crise sanitaire et une réunion du Comité social et économique est programmée le mardi 7 avril : les représentants du personnel devront se prononcer sur la reprise d’Herta par le groupe espagnol. Cette réunion a déjà été décalée d’une semaine et une demande a été déposée afin de reporter ce CSE au mois de mai, compte-tenu de la crise sanitaire, mais sans résultat pour le moment. « Nous resterons des salariés Nestlé jusque fin juin et le groupe sera toujours actionnaire à 40 %. Nous devrions donc bénéficier de cette prime », assure un responsable syndical FO, qui regrette néanmoins que les salariés en télétravail ne soient pas concernés : « Même s’ils ne participent pas directement à la production, ils contribuent à la continuité de l’entreprise. D’autres salariés ont été invités à rester chez eux car ils présentaient des risques ou étaient soupçonnés d’être malades. Ils n’auront pas la prime non plus, pourtant ils subissent la situation : ils n’ont pas choisi de rester chez eux. » Le représentant syndical remarque également que, d’après les annonces du gouvernement, la prime pourrait être portée à deux mille euros puisque l’entreprise dispose d’un accord d’intéressement, mais ça ne semble pas être le choix retenu pour le moment.

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