Le proviseur du lycée Châtelet apporte des précisions suite à deux de nos articles


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Les 11 et 27 novembre, nous avons publié deux articles concernant le lycée Albert-Châtelet de Saint-Pol. L’un portait sur la mise en œuvre du protocole sanitaire ; l’autre évoquait la situation d’un élève empêché d’assister aux cours. Le proviseur nous a fait parvenir un courrier, jugeant que ces articles avaient « fait injure », « travesti la réalité », « humilié » l’ensemble des personnels du lycée, et demandant un droit de réponse. Après en avoir échangé directement avec le proviseur, il est apparu que les faits présentés dans ces deux articles sont avérés. Par ailleurs, la direction du lycée a été interrogée et citée dans lesdits articles. Nous avons décidé de publier dans leur intégralité les précisions apportées par le proviseur du lycée Châtelet, mais nous maintenons évidemment les éléments présentés dans les deux articles incriminés.


Par Emmanuel Damiens, proviseur du lycée Châtelet de Saint-Pol-sur-Ternoise

Au lycée Châtelet, on bricole pour adapter le protocole sanitaire à la réalité du terrain

Le lycée Châtelet de Saint-Pol-sur-Ternoise accueille 1 100 élèves. Dès le mois de septembre, un protocole sanitaire – réalisé avec les personnels et les représentants des parents d’élèves – a été mis en place : distribution de gel à l’entrée du lycée ; à l’entrée des cours ; au restaurant scolaire ; aération des salles de classes  le matin, aux récréations, à midi ; désinfection des salles de cours le soir, désinfection des tables au restaurant scolaire après chaque passage de classe ; port du masque dans l’établissement. L’investissement financier et humain est considérable : achat de 345 litres de gel hydroalcoolique pour un coût de 2 900 euros, réorganisation du service des personnels d’entretien, de restauration, de la vie scolaire pour encadrer les lycéens. Au mois de novembre, un protocole renforcé a été validé par le conseil d’administration : accueil des élèves des classes de 2nde, 1e générale et 1STI2D en demi groupes ; classes entières pour les classes à faibles effectifs ; les classes de terminales et les BTS. Au restaurant scolaire, limitation du nombre de convives (d’une jauge de 180 au lieu de 360) ; installation des élèves  par classe, en quinconce ; réorganisation totale des emplois du temps. Une veille sanitaire ,composée de personnels du lycée, d’élèves et de parents se réunit chaque mois pour évaluer l’efficacité des mesures.


Empêché par la maladie de venir en classe, un lycéen de Châtelet bataille pour pouvoir étudier

Le lycéen en question a obtenu auprès de ses enseignants cours et travaux à distance. Dans de telles situations, les enseignants utilisent les logiciels Pronote, ENT, ou autres plateformes afin de maintenir le lien avec les élèves, comme ce fut le cas lors du confinement de mars à juin. Les conseillers principaux d’éducation communiquent avec le Service d’Assistance Pédagogique à Domicile afin de trouver des enseignants qui assurent la continuité pédagogique en cas d’absence prolongée. Comme le signale « Oscar », la plupart de ses enseignants lui ont adressé les cours ; le titre « Un lycéen bataille pour pouvoir étudier » est donc mensonger. Bien entendu, rien ne vaut un cours avec la présence d’un enseignant pour expliquer, conseiller l’élève dans la compréhension du cours, rien ne vaut l’émulation de la classe qui permet à chacun de se dépasser et de construire les apprentissages grâce aux échanges au sein de la classe. Comme il l’est rappelé dans l’article, lors du retour en classe des élèves absents, tout est mis en œuvre pour leur transmettre les cours manqués. De plus, des cours de soutien assurés par les enseignants, du tutorat mis en place par les assistants d’éducation sont à disposition des élèves.

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