La maison de santé de Gauchin-Verloingt érigée en modèle par la ministre Brigitte Bourguignon : le retour

Le 15 avril 2021, Brigitte Bourguignon visitait la maison de santé pluridisciplinaire de Gauchin-Verloingt et saluait le travail effectué par le centre de vaccination. Elle était alors ministre déléguée à l’Autonomie et candidate à sa succession au siège de député de la sixième circonscription voisine. À peine un an plus tard, Brigitte Bourguignon a fait son retour à la MSP : si elle est à nouveau candidate dans la sixième circonscription voisine, elle a depuis été promue ministre de la Santé et de la Prévention. Samedi matin, elle était dans son nouveau ministère pour la passation de pouvoirs avec Olivier Véran et déclarait vouloir « consolider, adapter le système de soins, en ville, à l’hôpital, avec l’enjeu particulier de cette lutte contre les déserts médicaux. » Quelques heures plus tard, elle réitérait son message dans la maison de santé pluridisciplinaire Léonard-de-Vinci pour une – troisième – visite. Le docteur Laurent Turi a joué le guide dans le dédale de couloirs et de cabinets, pour montrer toute la diversité des disciplines réunies à la MSP, avec des médecins généralistes, infirmiers, sages-femmes, ou encore une kinésithérapeute, une psychomotricienne, une ergothérapeute et bien d’autres – la liste va encore s’allonger prochainement. Le centre hospitalier d’Arras dispose également de deux bureaux qui permettent de réaliser des consultations, en limitant le déplacement des patients.

« C’est aussi un plaisir pour les professionnels de rencontrer leurs confrères et de venir s’aérer à la campagne ! »

Docteur Laurent Turi, de la Maison de santé pluridisciplinaire Léonard-de-Vinci à Gauchin-Verloingt

« Cela nous permet d’aller vers les gens, d’apporter de la proximité, mais c’est aussi un plaisir pour les professionnels de rencontrer leurs confrères et de venir s’aérer à la campagne ! C’est un confort pour les patients mais aussi pour les professionnels », a souligné le docteur Turi, qui a également insisté sur le travail en partenariat avec les autres établissements de santé du territoire. Grâce à ces nombreuses synergies, le docteur Turi estimait que « aujourd’hui, le désert médical est derrière nous ». Après la visite, la cohorte d’élus, de professionnels de santé et de journalistes se sont réunis dans la grande salle de la MSP, seule à-même d’accueillir une telle foule. Les orateurs se sont succédé pour vanter le travail en réseau, les difficultés pour attirer de jeunes professionnels à la campagne, l’importance des nouvelles technologies… Le docteur Turi a distribué la parole aux différents acteurs ayant permis l’émergence de la maison de santé, soulignant l’importance du travail avec les élus locaux, notamment de la communauté de communes qui a porté l’investissement. L’occasion pour Marc Bridoux, président de TernoisCom, de rappeler à la ministre que le territoire est depuis plus de dix ans candidat à l’accueil d’une imagerie par résonance magnétique – message bien reçu par Brigitte Bourguignon.

« Il faut arrêter de parler de déserts médicaux, ce qui n’est pas très attractif. »

Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé et de la Prévention

Après avoir écouté les différentes interventions, la ministre de la Santé et de la Prévention a pris la parole à son tour pour ériger en modèle la maison de santé pluridisciplinaire de Gauchin-Verloingt : « Il faut arrêter de parler de déserts médicaux, ce qui n’est pas très attractif. On voit comment une structure telle que celle-ci, avec de la haute technologie, apporte une offre de proximité. Depuis une dizaine d’années, on a vu fleurir de plus en plus de maisons de santé, mais elles nécessitent une alchimie avec les politiques, les médecins, les professionnels de santé… Tous les territoires ne pourront pas faire la même chose, il faut des solutions territorialisées et concertées. » Brigitte Bourguignon n’a pas manqué de « saluer Pernes en particulier, où les professionnels de santé n’ont pas de toit partagé mais travaillent ensemble » : un exemple qu’elle connaît bien, puisqu’il est sur sa circonscription. En revanche, pas un mot pour la MSP voisine d’Anvin, pourtant dans la sixième circonscription de Brigitte Bourguignon, qui rencontre des difficultés récurrentes pour recruter des professionnels : elle devrait prendre exemple sur celle de Gauchin-Verloingt, qui apparaît également comme une réponse face à la crise des services d’urgences. Mais ce n’était pas le sujet du jour, la nouvelle ministre de la Santé et de la Prévention voulant avant tout envoyer un message positif et mettre en valeur les réussites plutôt que les échecs – ou plutôt ce qui n’a pas marché, comme on dit en Macronie.


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