Au centre hospitalier du Ternois, « on apprend à vivre avec le covid »


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Gâteau d’anniversaire, ballons et décorations de fête : Simone a fêté son centième anniversaire à l’EHPAD Les Varennes d’Auxi ! Impossible pour le personnel de l’établissement de ne pas marquer l’événement, mais il a fallu s’adapter : Simone n’a pas pu partager son gâteau avec les autres résidents, ni accueillir sa famille. Elle était simplement entourée du personnel de l’établissement, chacun portant un masque, et a échangé avec sa famille via Skype, sur une tablette numérique. Tout comme dans les autres établissements du centre hospitalier du Ternois, la vie continue mais s’adapte à la situation sanitaire : « Je ne pense pas que les EHPAD seront déconfinés rapidement, alors on apprend à vivre avec le covid », indique Claire Vincent. La directrice déléguée du centre hospitalier du Ternois et ses équipes ont mis en place des protocoles permettant la reprise des visites des familles depuis le début de semaine. Les aménagements des espaces de rencontre pour les familles se terminent et la météo clémente a permis d’organiser une cinquantaine de visites dans les différents établissements depuis le début de semaine.

« De nombreux résidents commençaient à présenter une détresse psychologique liée à l’absence de leurs proches. »

Claire Vincent, directrice déléguée du centre hospitalier du Ternois

« Nous sommes convaincus du bien-fondé et de la nécessité de ces visites. De nombreux résidents commençaient à présenter une détresse psychologique liée à l’absence de leurs proches, malgré les contacts vidéo que nous avions mis en place. Nous avons donné la priorité à ceux présentant un syndrome de glissement ou des troubles liés à cet isolement », précise la directrice. Une démarche salvatrice selon le docteur Kokouvi Soadjédé : « Quand ce n’est pas le covid qui tue nos aînés, ce peut être le syndrome de glissement. La mise en place des visites a permis de récupérer certains de nos résidents. Même si elles ne sont pas longues, elles permettent de les rendre heureux et contribuent au bien-être physique. » Afin d’éviter que les familles et les résidents se croisent, une organisation spécifique a été mise en place, ce qui limite les possibilités de visite mais permet d’assurer la sécurité sanitaire de tous : « Les soignants définissent quels sont les résidents qui ont le plus besoin de voir leur famille et un rendez-vous est fixé avec un agent d’accueil. Le résident est accompagné jusqu’au lieu de rencontre avec un masque et une friction des mains avec du gel hydroalcoolique, de même que pour les visiteurs. L’entretien dure de trente à quarante-cinq minutes. Ce sont des moments très émouvants pour tous. On met aussi des boissons à disposition pour apporter un peu de convivialité et essayer de faire oublier le covid. Les familles doivent accepter que nous limitions les visites afin que tout le monde puisse en profiter, mais elles sont très compréhensives. Ces visites redonnent de l’espoir aux résidents et aux familles », selon Béatrice Bridoux, coordinatrice des soins. Parallèlement, les agents techniques du centre hospitalier travaillent à l’aménagement d’espaces de rencontre, avec des vitres en plexiglas pour éviter toute transmission du virus : « Au niveau des différents sites, nos agents se sont montrés très ingénieux pour s’adapter aux espaces des bâtiments. On a réfléchi aux endroits les plus propices avec des circuits spécifiques pour les résidents et les familles. Nos espaces extérieurs sont un avantage pour nos établissements. À partir de la semaine prochaine, on devrait pouvoir proposer aux familles une visite par semaine. »

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