Saint-Pol : Notre-Dame-des-Ardents pourrait descendre de son piédestal


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La statue de Notre-Dame-des-Ardents pourrait disparaître des hauteurs de Saint-Pol, d’où elle veille discrètement sur la ville depuis 1963. L’abbé Pierre-Marie Leroy envisage de la descendre pour la placer sur le parvis de l’église : « La statue est isolée et n’est pas accessible car il faut passer par une propriété privée. L’installer dans le centre-ville permettrait de la rendre au culte et aux fidèles de la redécouvrir », explique le prêtre, qui annonce également que l’escalier d’accès présente des problèmes d’infiltration d’eau.

Actuellement, l’accès à la statue est possible par le 15 de la rue d’Arras : l’entrée est identifiable à la ferronnerie représentant Notre-Dame-des-Ardents. Cette porte est fermée mais le coiffeur voisin ouvre à la demande des visiteurs : « La propriétaire m’a confié la clé et m’a autorisé à ouvrir aux visiteurs, mais ça ne doit arriver que cinq ou six fois par an. » La porte était également ouverte lors des journées du patrimoine, mais ce ne sera pas le cas cette année.

Un morceau de la Sainte-Chandelle précieusement conservé

Au fond d’une cour, il faut gravir quelques marches pour accéder au site. Là, un vieil escalier envahi par les herbes sauvages mène à l’imposant piédestal. Quelques pierres de l’ancienne église de Saint-Pol ont été rapatriées, ainsi qu’une croix en pierre datée de 1621 qui a été installée sur le petit autel au pied de la structure. La statue a été réalisée par le sculpteur Yves de Coëtlogon et inaugurée le 17 novembre 1963. Elle représente Notre-Dame-des-Ardents portant un cierge. Au pied de la Vierge apparaît un ménestrel allongé, invisible depuis la rue. Il s’agit de Pierre Norman, trouvère de Saint-Pol, à qui la Vierge serait apparue en 1105. Selon la légende (lire ci-dessous), elle lui aurait remis un cierge dont la cire, versée dans de l’eau, permettrait de guérir du mal des Ardents.

La Sainte-Chandelle est aujourd’hui conservée dans un reliquaire à l’église Notre-Dame-des-Ardents à Arras, mais de petits cierges en ont été tirés et distribués à plusieurs églises de la région. Dans le Ternois, les églises d’Œuf-en-Ternois et Moncheaux-les-Frévent en ont reçu, ainsi que celle de Saint-Pol-sur-Ternoise, où la relique existe toujours, dans un lieu gardé secret par le prêtre de la paroisse.

La légende de Notre-Dame-des-Ardents

Dans la nuit du 24 au 25 mai 1105, la Vierge apparaît à Pierre Norman, ménestrel au château de Saint-Pol, l’invitant à se rendre à Arras pour rencontrer l’évêque Lambert. Un autre ménestrel, Itier, a la même vision. Les deux hommes se mettent en route pour Arras, mais ils se vouent une haine tenace depuis que Pierre Norman a tué le frère d’Itier. Pierre Norman arrive le premier et raconte sa vision à l’évêque qui n’accorde aucun crédit à son récit. Le lendemain, l’évêque reçoit Itier qui lui rapporte la même vision que celle de Pierre Norman. L’évêque croit alors à leurs récits et y voit une invitation de la vierge à réconcilier les deux hommes, qu’il invite à se donner le baiser de la paix. Les deux ménestrels et l’évêque passent la nuit en prière et la Vierge leur apparait de nouveau au petit matin, tenant un cierge allumé : elle le remet aux trois hommes en leur expliquant que quelques gouttes de la cire versées dans l’eau guérissait le mal des Ardents, si les malades acceptent d’y croire.

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