Le printemps des petits pois : un mois pour changer ses habitudes et sauver le monde


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L’opération aurait pu être baptisée « Mars ou crève », mais Marianne Briois et Virginie Catalan militent pour une écologie positive et ont préféré « Le printemps des petits pois : défi 31 jours pour s’engager ». Les deux fondatrices et animatrices du groupe Facebook « 2 petits pois dans le bocal » proposent depuis le 1er mars une série d’actions accessibles à tous pour changer ses pratiques quotidiennes et réduire son impact sur l’environnement. Trente-et-un petits gestes qui peuvent n’avoir l’air de rien individuellement, mais qui peuvent peser à grande échelle. Aujourd’hui, la « Happy green team du Ternois » regroupe plus de quatre cents membres : « Avec Marianne, on s’est dit que pour l’arrivée du printemps, il fallait qu’on trouve une idée pour motiver les troupes et nos nouveaux abonnés. On a imaginé trente-et-un défis, un par jour tout au long du mois de mars, pour promouvoir une autre consommation, une autre façon de voir le monde. Ce peut être des petits gestes à réaliser individuellement, en famille, mais aussi des actions plus durables pour aller plus loin dans la démarche, au-delà du zéro déchet. »

« Chaque défi est l’occasion de réfléchir à ses actions, de poser des questions, de chercher et proposer des solutions. »

Virginie Catalan, animatrice de 2 petits pois dans le bocal

Marianne et Virginie sont des militantes du quotidien depuis plusieurs années, mais tous leurs membres n’en sont pas au même niveau de « cheminement », il est donc utile de revoir les bases. Ainsi, le premier défi consistait à poser un « Stop pub » ; simple, basique. Au deuxième jour, il s’agissait d’utiliser une gourde plutôt que des bouteilles en plastique : « On y va doucement, progressivement, on explique à chaque fois les enjeux. Utiliser une gourde peut avoir un impact énorme sur les déchets plastiques, mais dans les échanges, on s’est rendu compte que certains utilisaient les gourdes avec de l’eau en bouteille. On ne juge pas, mais on explique la démarche dans sa globalité. Ça nous a permis d’ouvrir la discussion sur les solutions pour filtrer l’eau du robinet : perles de céramique, charbon actif, filtres à gravité… Chaque défi est l’occasion de réfléchir à ses actions, de poser des questions, de chercher et proposer des solutions. Se servir d’une gourde peut paraître anecdotique, mais il y a énormément de sujets derrière ce petit geste. »

« Petit à petit, on va s’autoriser à aller un peu plus loin, pour parler d’une écologie plus globale et solidaire, autour des circuits courts, des systèmes d’échange, mais aussi des questions énergétiques ou financières. »

Virginie Catalan, animatrice de 2 petits pois dans le bocal

De la même manière, promouvoir le sac à pain est une invitation à se rendre chez le boulanger du coin ; suggérer un composteur permet d’évoquer la réduction des déchets plutôt que leur incinération, les initiatives politiques sur le sujet, ou encore le nom des poules qui se régalent des déchets alimentaires. « La dynamique est géniale. C’est chouette de sensibiliser nos membres et d’ouvrir les discussions sur tous les sujets. Petit à petit, on va s’autoriser à aller un peu plus loin, pour parler d’une écologie plus globale et solidaire, autour des circuits courts, des systèmes d’échange, mais aussi des questions énergétiques ou financières. La réduction des déchets, c’est concret, ça se voit. Mais si à côté de ça, on achète des produits qui viennent de l’autre bout du monde… Il s’agit de consommer moins et mieux. Même si personne n’est parfait, il m’arrive d’acheter des produits qui viennent de très loin parce que je ne trouve pas de solution locale », assume Virginie, toujours en quête de solutions à appliquer et à partager pour sauver le monde avec sa bande de petits pois. Chiche ?

Retrouvez les défis « 2 petits pois dans le bocal » sur Facebook.



« Ça commence par nous » : un défi national pour changer ses habitudes
Aider les citoyens à réduire leur impact environnemental en relevant 10 défis par mois et engager les collectivités dans la démarche : c’est le pari pris par le collectif citoyen « Ça commence par nous » depuis un an. L’objectif ? Proposer une expérience ludique de dix défis mensuels afin de réduire l’impact des citoyens sur l’environnement et développer l’économie locale. En un an, c’est près de 40 000 actions qui ont déjà été réalisées à l’échelle nationale. Déchets, alimentation, énergie, biodiversité… les défis se veulent variés, progressifs et à la portée de tous, débutants ou non. La deuxième saison du challenge a démarré le 2 janvier 2021. Des groupes locaux recouvrant quelques 80 départements viennent d’être créés et le groupe Facebook « Ça commence par le Nord-Pas-de-Calais » vient de voir le jour. « Nous voulons mettre en avant les territoires et leurs initiatives, permettre aux gens d’une même zone de partager des informations sur ce qu’il se passe de bien autour de chez eux », explique Gaëlle Cokelaer, administratrice du groupe local. « L’idée est de comptabiliser chaque mois les défis réalisés sur l’ensemble des groupes et ainsi donner de la motivation aux plus hésitants. » L’initiative s’est également enrichie d’un site internet : www.cacommenceparnous.org.

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