Au collège Pierre-Cuallacci de Frévent, « le bien-être des élèves et l’environnement sont les mots d’ordre », selon professeur de SVT Édouard Canler. L’établissement a été labellisé “territoire éducatif rural” et la signature de la convention entre les partenaires institutionnels (État, commune, interco, éducation nationale, département…) a été l’occasion d’accueillir leurs différents représentants pour leur montrer le dynamisme à l’œuvre dans l’établissements. Et ce sont les élèves qui se sont chargés de la visite, témoignant ainsi de leur engagement et de leur dynamisme. L’équipe éducative est évidemment là pour accompagner les collégiens, mais ce sont bien les jeunes qui imaginent, portent et réalisent nombre de projets déployés dans l’établissement, dans des domaines extrêmement divers. Ainsi, les élèves de la 6eC ont accueilli les invités en chanson en interprétant le titre Je veux de Zaz, accompagnés au piano par leur professeur d’éducation musicale, Aline Rolland, arrivée en début d’année et qui a déjà fort à faire puisqu’elle travaille sur un projet avec l’harmonie de Frévent pour la commémoration du 8 mai. Les pontes ont ensuite pu apprécier le travail des sections SEGPA qui ont préparé et servi un petit buffet et remis des nichoirs réalisés par leurs soins à la sous-préfète Isabelle Fradin-Thirode, en charge de la ruralité, et à Rachel Guillou, directrice académique adjointe.

La protection de l’environnement de la biodiversité se retrouve dans plusieurs actions de l’établissement, labellisé niveau 3 pour le développement durable. Le collège compte d’ailleurs un club nature qui organise des sorties sur la voie verte pour partir à la découverte de la faune et de la flore. Ainsi, les élèves cohabitent avec les nombreux oiseaux qui ont trouvé refuge dans les nichoirs (fabriqués à partir de bois de palette) installés sur les différents bâtiments. Une haie mono-espèce a été transformée en une haie champêtre avec dix espèces différentes, qui font le bonheur des oiseaux, mais aussi des hérissons. Des mares temporaires sont également créées pour les insectes et les grenouilles. « Nous attendons des fonds du département pour casser le bitume et revégétaliser la cour. Ça évitera aussi le ruissellement et donc les inondations », ont doctement expliqué Pauline et Rémi aux invités qui tiennent les cordons des bourses publiques… La gestion des déchets constitue un autre enjeu important au collège, notamment lors des activités et compétitions sportives : « On en a eu assez de voir des déchets lors des compétitions sportives, alors on a réfléchi pour faire des goûters zéro déchet, avec des écocups et des brioches venues de la boulangerie. Le meilleur déchet, c’est celui qu’on ne produit pas ! », ont expliqué les écoresponsables de l’UNSS (qui ont partagé leur démarche lors des championnats de France UNSS à Liévin). « Vous maîtrisez déjà beaucoup de concepts et vous les présentez très bien ! », a félicité la sous-préfète, qui n’était pas au bout de ses surprises.

Cette élégante adepte de la seconde main a ensuite découvert la boutique solidaire du collège, pensée et tenue par des élèves de 5e : une semaine sur deux, durant la récréation matinale, les élèves peuvent se rendre dans l’ancienne réserve reconvertie en ressourcerie, où ils peuvent prendre gratuitement vêtements, bijoux, jeux, produits d’hygiène, matériel scolaire… « Cet hiver, on a donné énormément de manteaux », soulignait la professeure d’art plastique Blandine Bulté. « C’est impressionnant ! Vous gérez quasiment une boutique ! », s’enthousiasmait la sous-préfète – s’étonnant que ce joli petit cache-cœur n’ait pas encore trouvé preneur. Le midi et le soir, après les cours, les collégiens peuvent également profiter du foyer ouvert en décembre dernier, où ils peuvent se retrouver au chaud autour de jeux de société, d’un babyfoot ou de jeux vidéos, et même participer à des petits tournois et concours. Le foyer a été installé dans un ancien débarras et est accessible aux quelque cent vingt élèves adhérents (pour cinq euros par an) : ils ont d’ailleurs été invités à répondre à un sondage pour que le lieu corresponde au mieux à leurs besoins et aspirations. Là encore, la sous-préfète n’en revenait pas : « Quel établissement ! Vous pouvez être fiers de vos élèves. » Compliment reçu avec plaisir par l’équipe éducative, mais comme l’a souligné dans un sourire Édouard Canler : « Oh mais on l’était déjà ! »












