Trente-quatre listes aux européennes, mais une seule a fait campagne dans le Ternois

La campagne pour les élections européennes de dimanche se termine et le Ternois n’aura pas vu grand-monde y venir défendre ses idées. Malgré la présence de trente-quatre listes sur la ligne de départ, une seule s’est montrée active sur le territoire : la liste L’Humain d’abord, emmenée par le Parti communiste français. Aucune autre ne s’est signalée à notre rédaction et nous n’avons rien vu de plus chez nos confrères de L’Abeille de la Ternoise et de La Voix du Nord – que nous surveillons pourtant de près. Fin mars, les communistes étaient déjà sur le marché de Saint-Pol à la rencontre des habitants, du maire puis des médias. La sénatrice Cathy Apourceau-Poly avait été accueillie par Jeanine Lagache et Raymond Machen, les lococos de l’étape, et accompagnait par Franck Sailliot, candidat sur la liste des européennes et syndicaliste sur le site Arjowiggins de Wizernes. Outre la promotion de la liste et des idées portées par Ian Brossat et ses colistiers, la délégation était venue assurer la population locale de son engagement, notamment autour de deux sujets majeurs dans le Ternois : la rénovation de l’étoile ferroviaire de Saint-Pol et la défense des salariés d’Herta. Des promesses suivies d’effet puisque la sénatrice communiste est revenue ensuite à deux reprises.

Une campagne sur le terrain pour défendre les lignes TER et les salariés d’Herta

Tout d’abord, au comité de lignes pour saluer l’engagement de la région dans la rénovation des lignes de TER et déplorer l’ouverture prochaine à la concurrence – on ne se refait pas. La semaine suivante, Cathy Apourceau-Poly était de nouveau à Saint-Pol, cette fois pour rencontrer l’intersyndicale d’Herta et proposer aux salariés de les accompagner pour solliciter l’aide du ministère de l’Economie. Une rencontre suivie d’une conférence de presse, mais sans la présence des salariés, pas même pour la photo : « On ne voudrait pas donner l’impression de les instrumentaliser pour la campagne », avait expliqué Bertrand Péricaud, assistant de la sénatrice – même si des photos ont ensuite été publiées sur les réseaux sociaux. Ce dernier est même revenu une quatrième fois dans le Ternois pour tracter avec quelques militants communistes à la sortie de l’entreprise Herta. Si le PCF a dû se battre pour porter son message sur les grands médias nationaux – notamment pour participer aux débats organisés par le service public – le Parti a conservé sa tradition de militantisme de terrain : « On souhaite réinvestir le territoire où nous pensons qu’il y a beaucoup de sujets à défendre », déclarait la sénatrice qui s’inscrit dans une stratégie de réimplantation à long terme, consciente que le PCF aura du mal à sortir du lot dès ce dimanche : « On est passés de 1 % à 3 % des intentions de vote. Si on atteint les 5 %, ce sera déjà un bon résultat », confessait Cathy Apourceau-Poly. Elle et ses camarades n’ont jamais été aussi en vue dans le Ternois que depuis le mois de mars. Quant aux autres listes, elles semblent avoir délaissé la campagne. Certaines n’ont même pas pris la peine de coller leurs affiches sur les linéaires record des panneaux électoraux.

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