Les messes vont reprendre mais avec réservations et port du masque obligatoires


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« Nous n’avons pas pu rouvrir les églises dimanche : nous avons appris samedi matin que nous pouvions reprendre les offices, mais nous n’avions pas le temps de tout préparer pour accueillir les fidèles dans de bonnes conditions. » Confiné pendant deux mois dans son presbytère de Saint-Pol, l’abbé Jean-Christophe Neveu prépare les retrouvailles avec ses ouailles et les prochaines messes, avec toutes les précautions de rigueur liées à la crise sanitaire : « Nous avons eu un document avec les mesures à mettre en place. Nous avons choisi les quatre plus grandes églises de la paroisse pour accueillir les messes durant les prochains mois. Nous ne pourrons pas continuer la rotation dans les villages, sans doute pas avant septembre. »

« On ne sait pas trop comment ça va se passer le week-end prochain, c’est pourquoi on demande aux gens de s’inscrire. »

Abbé Jean-Christophe Neveu, paroisse de Saint-Paul-en-Ternois

Le nombre de places pour les offices sera limité en fonction de la capacité des églises : 180 à Saint-Pol, 100 à Œuf-en-Ternois et Heuchin, 80 à Houvin-Houvigneul. Des chaises ont été retirées dans les nefs, les bancs ont été marqués afin d’assurer un mètre de distance. « En gros, on divise par trois la capacité de chaque église. Ainsi, nous pourrons accueillir près de cinq cents personnes, ce qui correspond à peu près à l’affluence que nous avons chaque week-end. Ce sera sans doute un peu juste, mais nous proposons aussi une alternative avec des offices durant la semaine. On ne sait pas trop comment ça va se passer le week-end prochain, c’est pourquoi on demande aux gens de s’inscrire. J’ai passé le message dans le mail que j’envoie chaque semaine aux paroissiens et beaucoup m’ont déjà appelé pour réserver leur place », annonce le prêtre.

« Je n’aurai sans doute pas de masque pour célébrer l’office, mais j’en mettrai un pour distribuer la communion. »

Abbé Jean-Christophe Neveu, paroisse de Saint-Paul-en-Ternois

Le port du masque sera obligatoire pour pouvoir entrer dans les églises : « Nous essaierons d’en avoir quelques-uns d’avance, au cas où. Je n’aurai sans doute pas de masque pour célébrer l’office, car je suis assez isolé et ce n’est pas pratique pour parler, mais j’en mettrai un pour distribuer la communion. » Après deux mois sans avoir communié, les fidèles pourront de nouveau recevoir l’hostie, mais avec des précautions : le prêtre se lavera les mains avant la distribution ; les hosties seront données dans les mains et non directement dans la bouche, en évitant tout contact ; un sens de circulation sera imposé, avec des distances à respecter, symbolisé par un marquage au sol. De plus, les bénitiers seront à sec et les entrées et sorties se feront par des portes différentes.

« Ça génère un peu de stress, mais j’ai eu des échos d’amis prêtres qui ont célébré la messe dimanche et qui m’ont dit que tout s’était bien passé. »

Abbé Jean-Christophe Neveu, paroisse de Saint-Paul-en-Ternois

Les autres cérémonies vont également pouvoir reprendre, mais beaucoup sont reportées : « Les premières communions et professions de foi se feront à la rentrée de septembre. Nous pouvons à nouveau célébrer des baptêmes et mariages, mais beaucoup de couples ont préféré reporter leur union afin de pouvoir réunir leurs familles et amis. Pour les enterrements, nous ne sommes plus limités à vingt personnes, mais nous devons toujours respecter les normes de distanciation, le nombre de personnes dépend donc de la capacité de l’église. » Par ailleurs, les messes organisées dans les Ehpad ne pourront sans doute pas reprendre avant septembre ; les permanences de la paroisse ont été délocalisées dans une pièce plus vaste et aérée et ne se tiennent que deux fois par semaine, contre cinq fois en temps normal ; les confessions se dérouleront dans une pièce permettant d’assurer la distanciation physique, avec masque obligatoire. « Cette semaine est assez chargée car il faut régler toutes les questions liées à l’accueil et aux mesures sanitaires. Ça génère un peu de stress, mais j’ai eu des échos d’amis prêtres qui ont célébré la messe dimanche et qui m’ont dit que tout s’était bien passé, rassure l’abbé Neveu. On va s’adapter progressivement. »

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