Avec les Polofolies, Saint-Pol veut devenir le lieu de rendez-vous du vendredi soir


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« On veut que Saint-Pol devienne “the place to be” ! » Lors du dernier conseil municipal et d’une récente conférence de presse, le maire de Saint-Pol a réaffirmé son objectif de redynamiser le centre-ville, au travers d’un nouveau rendez-vous hebdomadaire : les Polofolies. « L’idée est de rebondir sur l’opération Polopolos qui a donné une belle image de Saint-Pol. Les bars et restaurants étaient fermés et n’ont pas pu en profiter. Au départ, on pensait proposer un marché le vendredi soir et on a imaginé un bar éphémère tenu par les cafetiers et restaurateurs de façon mutualisée », explique Benoît Demagny. Le marché devrait bel et bien s’installer rue du Général-de-Gaulle, le long du square de Warstein qui se transformera alors en « biergarten », à l’image de ce qui existe en Allemagne, avec tables, chaises et animations. C’est assez logiquement que la Warsteiner devrait être retenue pour remplir les chopines.

« C’est la première fois qu’on a un projet associant les commerçants, les bars et restaurants, les agents municipaux, les élus, la presse a également un rôle à jouer. »

Benoît Demagny, maire de Saint-Pol-sur-Ternoise

Le projet prévoit des chalets qui accueilleront des associations locales ou des artisans, des animations culturelles avec de la peinture, de la musique ou du cirque. « Nous pourrions proposer des animations pour les jeunes à partir de 16h30, à la sortie des écoles, puis d’autres choses en soirée pour les adultes, jusqu’à 21h. Le but est d’attirer les habitants de Saint-Pol et autour, mais aussi, pourquoi pas, de donner envie de s’arrêter aux gens de passage. Il faut ensuite leur permettre de rester à Saint-Pol dans les bars et restaurants. » Les boutiques seront également invitées à rester ouvertes jusque 20h, pour participer mais aussi profiter de l’animation du centre-ville. Les Polofolies devraient être lancées le vendredi 4 juin, sous réserve évidemment de la levée des restrictions sanitaires, qui restent la principale incertitude. Les grandes lignes du projet sont ainsi tracées mais moult détails restent à régler et la municipalité souhaite ouvrir au maximum la mise en œuvre : « C’est la première fois qu’on a un projet associant les commerçants, les bars et restaurants, les agents municipaux, les élus, la presse a également un rôle à jouer. On va aussi discuter avec le cinéma. La mairie est surtout là pour mettre de l’huile dans les rouages et apporter les moyens techniques, plus que pour piloter le projet. Les agents sont invités à proposer leurs idées. La programmation sera gérée par l’Agora du Ternois. Les associations peuvent rejoindre le projet et présenter leurs activités. C’est aussi une coopération avec les habitants de Saint-Pol et du territoire : ce sont eux qui vont transformer l’essai », souligne Benoît Demagny, qui peut compter sur deux de ses conseillers municipaux : Bruno Guilbert, qui tient la brasserie de la Poste, et Samuel Sarrazin, tenancier de la Taverne de l’Artois.

« On sort d’une période très compliquée socialement, les gens vont avoir envie de bouger, de se retrouver. On les imagine déjà rire et s’amuser dans le parc. »

Samuel Sarrazin, conseiller municipal et tenancier de la Taverne de l’Artois

Le premier s’est chargé d’inviter des exposants locaux pour le marché et en a déjà déniché une quinzaine, parmi lesquels des primeurs, un brasseur, un apiculteur, un marchand de rhum, ou encore l’abbaye de Belval qui ont déjà confirmé leur participation. « On commence à fermer la liste pour éviter d’avoir trop de concurrence. On a du mal à trouver un boucher », lance Bruno Guilbert, enthousiaste à l’idée de revoir du monde, alors que son établissement est fermé depuis six mois. Son voisin est tout aussi emballé : « On n’est pas dans une logique de business, mais plutôt de coopération. L’objectif est de faire parler de Saint-Pol et d’attirer du monde, plus que de tirer un bénéfice direct. On sort d’une période très compliquée socialement, les gens vont avoir envie de bouger, de se retrouver. On les imagine déjà rire et s’amuser dans le parc. » Difficile de se projeter alors que le square de Warstein est fermé pour éviter les attroupements, que les manifestations diverses sont toujours annulées les unes après les autres, que les bars et restaurants n’ont toujours aucune perspective claire de réouverture, mais Benoît Demagny et son équipe se montrent confiants : « On sera prêt pour le 4 juin, si on nous permet de le faire. On va tester des choses, démarrer doucement et monter en régime. Le top serait que les Polofolies deviennent un repère et dépassent Saint-Pol. On peut vraiment tout imaginer. »


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