Les bars et restaurants de Saint-Pol reprennent du service, avec masques et sourires


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« Ça fait du bien de reprendre. On revit ! » Même si elle doit porter un masque, Valérie a le sourire et ça se voit dans ses yeux. Pour la première fois depuis mi-mars, elle a repris son service au Café de la Paix et accueille ses premiers clients. La patronne, Laurence, est de retour derrière le comptoir : « C’est quand même stressant. On a appris jeudi soir qu’on allait pouvoir rouvrir. On n’a pas eu le temps de se préparer. On doit assurer les distances entre les clients ; condamner certaines tables selon l’affluence pour ne pas avoir deux personnes dos à dos ; désinfecter les tables et le terminal de carte bleue à chaque passage. On a moins de clients, mais pas moins de boulot. » Et comme si ça ne suffisait pas, les pompes à bière ont lâché à la réouverture, mais il lui reste de quoi servir les clients. Évidemment, Laurence a tout mis en œuvre pour respecter les consignes : elle a affiché les menus sur les murs puisqu’elle ne peut remettre la carte aux clients en mains – même – propres ; installé une vitre en plexiglas pour la vente de jeux à gratter ; fait l’acquisition de masques pour ses employés qui doivent en porter en permanence durant le service, tout comme les clients qui souhaitent entrer dans le café.

« On est venues pour boire un verre et finalement on reste pour déjeuner, tellement on est bien. On ne s’était pas revues depuis le 16 mars. »

Trois professeures du lycée professionnel en terrasse

Heureusement, le grand soleil incite plutôt à profiter de la terrasse pour se retrouver, comme pour ces trois professeures du lycée professionnel qui rigolent autour d’un rafraîchissement : « On est venues pour boire un verre et finalement on reste pour déjeuner, tellement on est bien. On ne s’était pas revues depuis le 16 mars. On a l’habitude d’être en collectif et on s’est retrouvées seules chez nous, devant notre ordinateur. Ça fait du bien de se retrouver entre collègues. On a hâte de revoir les lycéens. On les aime bien, nos petits élèves ! » Le Grillon, la Fontaine, le Comptoir ou le Café du centre ont également aménagé leur terrasse, mais d’autres n’ont pas la chance de pouvoir assurer un accueil en extérieur et ont dû se concentrer sur leur intérieur. Au Café de la Poste, Bruno a tout prévu et avait anticipé : « Il était temps de reprendre. On sentait la date arriver, on avait tout mis en place depuis une quinzaine de jours. On a installé des paravents, des vitres entre les tables, comme dans une brasserie parisienne. J’ai pu garder quasiment toutes mes tables. »

« On redémarre tout doucement. Ce midi, j’ai fait vingt-cinq couverts. C’est le tiers de ce qu’on fait normalement. »

Bruno Guilbert, Café de la Poste

Bruno a mis en place un sens de circulation avec une entrée et une sortie différenciées, retiré les tabourets pour que personne ne traîne au comptoir, le personnel porte un masque pour le service et désinfecte évidemment les tables à chaque passage. « On redémarre tout doucement. D’habitude, on a beaucoup de personnes qui sont toujours en télétravail actuellement. Ce midi, j’ai fait vingt-cinq couverts. C’est le tiers de ce qu’on fait normalement. » De plus, Bruno Guilbert brasse sa propre bière, mais confinement oblige, il a dû se débarrasser de centaines de litres, mais ses réserves sont prêtes pour la reprise : « Je suis venu tous les jours pour faire mon petit tour et surveiller tout ça. La bière est prête, elle date de trois semaines. » On ne peut plus fraîche pour la reprise !

Photos : Célia Brunet

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