L’harmonie de Lallaing sur la scène du Régency pour l’avant-première de “En fanfare”

Jamais le cinéma Le Régency n’avait accueilli autant d’invités pour une avant-première. Pour la présentation de “En Fanfare”, il a même fallu relever l’écran pour faire rentrer la vingtaine de musiciens de l’harmonie municipale des mineurs de Lallaing. Entrés au son des tambours dans la salle de projection, ils ont pris place sur la scène et entonné Emmenez-moi de Charles Aznavour, morceau que les spectateurs ont pu retrouver dans le film. Ces musiciens amateurs ont fait tout le week-end une tournée de promotion pour le film, avec une dizaine de dates en quatre jours, tout en assurant ce matin du 11 novembre la musique lors de la commémoration au monument aux morts de leur commune. « Heureusement que ce n’est pas tous les week-ends comme ça, sinon j’aurais des problèmes avec ma femme », s’amusait un musicien, ravi de cette expérience. Pour le reste de l’équipe du film, même s’ils sont plus habitués aux tournées de promo, le rythme était tout aussi soutenu. Le réalisateur Emmanuel Courcol, la scénariste Irène Muscari, les comédiens Benjamin Lavernhe (de la Comédie Française), Pierre Lottin (des Tuche) et Sarah Suco ont rejoint l’harmonie sur scène pour saluer leur prestation au cinéma et dans le film : « Dès le début, on est allé dans le Nord, à la rencontre des harmonies, pour se documenter. La première que nous avons rencontrée, c’était l’harmonie des mineurs de Lallaing qui nous ont accueillis très chaleureusement, avec beaucoup de simplicité. Quand il s’est agit de lancer la production, je me suis tourné vers eux et c’est pour ça qu’ils sont venus sur scène aujourd’hui », a expliqué le réalisateur, qui avait découvert cette tradition des harmonies lors d’un tournage dans le Nord et avait dans l’idée de proposer un film avec deux mondes différents de la pratique musicale : les professionnels de la musique classique et les amateurs des fanfares. « On avait un défi à relever : éviter les clichés et toute hiérarchie dans ces pratiques musicales différentes », a insisté la scénariste. Pour le film, Sarah Suco a appris en trois mois les bases de la trompette « pour au moins que ça fasse vrai lorsque j’appuie sur les pistons », Pierre Lottin a tellement kiffé le trombone qu’il s’en est procuré un (pour le plus grand bonheur de ses voisins) et Benjamin Lavernhe s’est mis à la baguette : « Déjà, je galérais à tenir une baguette, mais je me suis ensuite aperçu qu’il y avait différentes façon de la tenir, et même que de plus en plus de chefs dirigent sans baguette ! Je me suis plongé à corps perdu dans ce travail pour créer l’illusion, c’est la magie du cinéma ! » Les spectateurs ont pu s’en rendre compte et, alors que l’équipe du film était déjà partie sous les applaudissements, une deuxième salve s’est faite entendre à l’issue de la projection.

En fanfare, à découvrir en salle le 27 novembre 2024.


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