Les entrepreneurs de demain se lancent dans le grand bain de la création d’entreprise


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De nouvelles entreprises fleurissent dans le Ternois avec des idées innovantes et originales grâce à des collégiens et lycéens participant au programme « Entreprendre pour apprendre ». « Les jeunes sont invités à imaginer un projet et à le mener depuis la conception jusqu’à la commercialisation, explique Mickaël Lefebvre, coordinateur d’Entreprendre pour apprendre. Au premier trimestre, ils ont trouvé leur idée, réalisé une étude de marché et des prototypes. Chaque établissement porte un ou plusieurs projets et les élèves sont rassemblés régulièrement pour créer une émulation. » Ainsi, durant deux après-midis, une dizaine d’établissements scolaires du Ternois, des 7 Vallées et du Montreuillois se sont réunis au centre interconsulaire de Saint-Pol pour confronter leurs projets aux autres et aux critiques de quelques professionnels, membres du réseau Initiative Artois-Ternois-7 Vallées, partenaire de l’opération.

Des savons écolos « testés sur nos proches »

Parmi les projets les plus avancés, Sapo Home est porté par des élèves de seconde du lycée Albert-Châtelet : cette mini-entreprise ambitionne de fabriquer et de commercialiser des savons garantis « 100 % écologiques et 100 % vegan » : « Contrairement à la majorité des cosmétiques proposés par la grande distribution, nos produits ne contiennent aucun produit chimique ou dérivé de l’industrie pétrochimique. Les emballages plastiques sont également limités pour un meilleur respect de l’environnement », expliquent les jeunes entrepreneurs, totalement dans l’air du temps. Ils ont déjà produit quelques savons, travaillé leur communication sur les réseaux sociaux et réfléchissent aux modes de distribution : « Nous avons testé nos savons sur nos proches. Nous aimerions proposer nos produits dans des grandes surfaces locales », indiquent les lycéens.

Mettre en pratique des notions découvertes en cours

Leurs homologues du lycée Mendès-France ont choisi de capitaliser sur l’attachement matériel avec leurs Memory Boxes : des boîtes totalement personnalisables, depuis l’agencement jusqu’à la décoration. « Nous en avons déjà vendu lors du marché de Noël du lycée et nous les présenterons à nouveau durant les portes ouvertes du lycée », annoncent quelques-uns des dix-huit lycéens qui participent à l’aventure. « Ces projets permettent aux jeunes de mettre en pratique des notions qu’ils découvrent en cours, souligne André Genelle, directeur d’Initiative Artois-Ternois. Ils expérimentent les techniques de vente, de communication. Il s’agit de sensibiliser les jeunes au monde de l’entreprise et de valoriser leur travail. Nous avons mobilisé d’anciens chefs d’entreprise pour coacher et conseiller les différents groupes. Nous ne sommes pas là pour faire les choses à leur place, mais pour les guider et les aider à surmonter les difficultés. » Deux mini-entreprises sont portées par des élèves du lycée Mendès-France, deux autres par des collégiens de Saint-Louis et quatre par des lycéens de Châtelet. Un foisonnement qui donne des idées aussi à André Genelle : « On voudrait organiser un salon avec les mini-entreprises du territoire, lors du forum de la création. On pourrait organiser une grande journée de l’entrepreneuriat début juin. » Les mini-entreprises auront alors terminé leurs projets et peut-être certaines auront-elles été distinguées lors des concours régionaux, nationaux, voire européens. Dans tous les cas, l’aventure apportera au moins de joyeux souvenirs, à conserver précieusement dans une Memory Box, voire permettra d’accéder au rêve de tout entrepreneur : gagner un million de dollars.

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