Les commerçants appelés à descendre dans la rue samedi


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Et le petit commerce dans tout ça ? Il organise sa braderie samedi dans trois rues de Saint-Pol et sous un chapiteau place Lebel, avec buvette et animation musicale. Les boutiques sont invitées à investir les trottoirs à l’appel de l’Union commerciale. « Nous comptons une quarantaine de membres et nous espérons en accueillir de nouveaux car plusieurs magasins ont ouvert cette année », remarque Mathilde Podvin, qui gère le salon de beauté Paddy. La présidente de l’Union commerciale veut y voir une nouvelle dynamique et un renouveau dans les vitrines, même si certaines grandes enseignes de la rue des Carmes restent désespérément fermées. La ducasse de Saint-Pol constitue une bonne occasion pour les commerçants de se montrer, même si la présidente regrette que toutes les festivités se déroulent en soirée : « Ce sont les commerçants qui vont assurer l’animation de 10 heures à 18 heures ». La coordination avec la ville reste à améliorer, lors des fêtes de fin d’année par exemple où la patinoire n’est ouverte qu’après Noël, une fois la frénésie d’achats retombée : « Pour les fêtes, nous aimerions animer tout un week-end avec un marché de Noël pour éviter que les gens aillent dans les centres commerciaux. La municipalité est ouverte aux nouvelles idées et apporte un soutien matériel pour nos animations. Pour les moyens financiers, c’est plus difficile. En revanche, nous n’avons rien de la communauté de communes », déplore Mathilde Podvin. L’Union commerciale ne manque pas d’idée mais de temps et de moyens pour les mettre en œuvre. L’association ne baisse pas les bras et se remonte les manches pour défendre les commerçants du Ternois, avec un certain succès comme lors du défilé de mode organisé l’an dernier à La Catherinette : « Ça a attiré un monde fou et nous avons montré que les commerçants s’entendent bien et peuvent travailler ensemble. » Un nouveau défilé est déjà prévu le 7 octobre.

« Si une galerie marchande s’installe, c’est la mort de Saint-Pol. »

L’ouverture du centre E.Leclerc n’enchante pas les commerçants, mais ils ne peuvent que constater l’enthousiasme de leurs clients. « L’hypermarché ne va pas trop nous affecter s’il s’en tient à de l’alimentaire, estime la présidente de l’Union commerciale. Les commerçants ne devraient pas subir de concurrence tant qu’il n’y a pas de galerie marchande. En revanche, si une galerie marchande s’installe, c’est la mort de Saint-Pol. » Pour Valérie Pacaux, gérante de la boutique de prêt-à-porter Charlotte : « On nous a toujours promis que ce ne serait pas le cas, mais nous ne savons pas ce qui peut arriver dans les prochaines années. Tout dépendra des enseignes qui vont se greffer autour. » Pour l’instant, les contacts avec le nouveau centre commercial sont mal engagés : « Leclerc dit qu’il veut travailler avec les acteurs locaux mais l’Union commerciale n’a même pas été invitée à l’inauguration. Ça ne commence pas très bien. » Pour améliorer les relations, Michel-Edouard Leclerc pourrait adhérer à l’Union commerciale, au même tarif que les autres commerçants. D’ici-là, l’association compte plutôt sur la venue du Père Noël, qui envisagerait même de s’installer tout un week-end, si la trésorerie de l’Union le permet.

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