Le Gobelin se fait refouler à l’inauguration de l’espace numérique de TernoisCom


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On aurait bien voulu vous parler du Fab-Lab de Saint-Pol inauguré ce soir par TernoisCom, mais notre journaliste s’est fait refouler à l’entrée. « C’est sur invitation. Désolé, c’est le protocole », nous a indiqué poliment le videur improvisé. Effectivement, le Gobelin n’a pas été officiellement invité, mais l’information a été évoquée à plusieurs reprises publiquement et on pensait qu’il serait intéressant pour nos lecteurs de connaître ce nouvel espace public, financé avec l’argent des contribuables. Mais, à vrai dire, on s’attendait un peu à rester à la porte. Depuis le début, Marc Bridoux, président de TernoisCom, se refuse à nous considérer comme un véritable journal, puisque le Gobelin n’est pas (encore) reconnu comme agence de presse en ligne, et que notre journaliste principal n’a pas (encore) de carte de presse. Ainsi, lorsque le travail du Gobelin est évoqué en conseil communautaire, on parle « des réseaux sociaux » sans jamais nous citer. Nous n’avons d’ailleurs pas l’honneur de nous asseoir à la table de presse (alors que d’autres instances nous réservent désormais une place). Peut-être est-ce parce que nous avons dénoncé les manœuvres et pratiques discutables à l’œuvre à TernoisCom. Peut-être est-ce parce que nous n’avons pas accepté de nous taire pour avoir la bénédiction du président Bridoux. Ce dernier nous a d’ailleurs proposé à plusieurs reprises d’être plus gentils avec lui, promettant en échange de nous alimenter en informations (comme si on en manquait). Notre silence ne s’achète pas à moins d’un million de dollars. Au fond, on s’en fout du protocole, on n’est pas là pour faire la communication de la communauté de communes ou d’autres. Si nos articles ont pu agacer certains, le fond de notre travail n’a jamais été remis en cause. Comme le disait l’auguste Georges Orwell : « Être journaliste, c’est imprimer quelque chose que quelqu’un d’autre ne voudrait pas voir imprimé. Tout le reste n’est que relations publiques.» Ce qui fait qu’un journal existe, ce ne sont pas les élus, ce n’est pas une carte de presse, ce sont ses lecteurs. Alors pour vous, chers lecteurs sans lesquels nous ne serions effectivement rien, pour la démocratie, pour le Ternois, nous continuerons notre travail journalistique, plus que jamais, sans craindre de porter la plume dans la plaie.

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