La magie des Transes de Marie-Grauette a ensorcelé le public durant trois jours


Publicités


La seizième édition des Transes de Marie-Grauette a tenu toutes ses promesses avec une programmation aussi relevée qu’un rougail saucisse de Calou Pilé. Premiers artistes à fouler la scène de cette seizième édition : les Babe Ashes, un duo guitare-voix revisitant à sa sauce des morceaux d’artistes en tout genre. « Ça me touche particulièrement de jouer ici, aux Transes de Marie-Grauette », déclarait, avec une pointe d’émotion, la chanteuse Justine Cambon, saint-poloise d’origine et qui était dans le public des Transes les années précédentes. Ce fut ensuite l’iconoclaste Fred Tousch qui s’efforça d’emmener le public dans son univers. Le solide gaillard de près de deux mètres a enfilé un costume de fée pour un spectacle déjanté. L’imposante fée s’est donné pour mission de réenchanter le quotidien des spectateurs et de leur redonner le goût de l’utopisme. Avec un texte ciselé comme la robe de Cendrillon un soir de bal, Fred Tousch balance des histoires burlesques, chante, danse, transforme les spectateurs en chats miaulant, invoque le Père Noël, les vikings, les pangolins… Ce spectacle foutraque n’a pas touché l’intégralité de l’auditoire, mais ceux qui se sont pris au jeu, petits ou grands, se sont sacrément bidonnés. Les artistes et les derniers spectateurs se sont retrouvés chez Tartous & Cie pour terminer la soirée avant de se donner rendez-vous quelques heures plus tard. Comme chaque année, l’après-midi du samedi a réuni des dizaines d’enfants venus profiter des animations proposées par les bénévoles des Transes, le Car Podium et Cirqu’en Cavale. Ateliers manuels, initiation aux arts du cirque, sans oublier la boom animée par l’inépuisable DJ Licorne ont ravi les plus petits qui ont profité du soleil et des animations, tandis que les artistes préparaient les concerts du soir. Venu de Souchez, Lost Sound Again s’est chargé d’inaugurer la scène devant un public encore clairsemé mais réceptif au rock alternatif. Puis, le trio de Rupture Conventionnelle a interprété ses titres engagés, alliant punk et chanson française. Michel Cloup a pris la suite avec une musique assez planante et une colère retranscrite dans des textes poétiques, le tout soutenu par un impressionnant batteur. Ambiance beaucoup plus festive ensuite avec The Liquidators et leurs reprises à la sauce ska qui ont ensorcelé les jambes des spectateurs. Enfin, le trio Tobazco Wild Band a conclu avec bonne humeur la soirée, qui s’est prolongée au bistrot du village avec les DJ Bobby la Pinte et Georges Brassin, qui s’étaient échauffés durant les inter-plateaux. La troisième journée du festival des Transes était (un peu) plus calme avec un marché artisanal et local organisé au carrefour Marie-Grauette, animé par The Denyals et DJ Fukushima Fish. Et ce ne sont pas quelques gouttes de pluie qui allaient gâcher la fête ! Cette seizième édition des Transes de Marie-Grauette a de nouveau enchanté les habitués avec une programmation de grande qualité et une ambiance toujours aussi fraternelle.

Revenir en haut de page