Finalement, le restaurant-traiteur « Le Petit Gauchin » pourra ouvrir lundi comme prévu !

[Mis à jour le 7/11 à 17h30]

Soulagement pour Anne et Laurent Choquet : ils viennent d’apprendre que Le Petit Gauchin pourra finalement ouvrir ! « Je viens d’avoir un appel de Marc Bridoux (NDR : président de TernoisCom) qui m’a dit qu’on n’allait pas bloquer le projet pour une histoire de papiers. Il nous autorise à ouvrir lundi », annonce Anne Choquet. La situation se sera arrangée plus rapidement que prévu : une réunion était prévue lundi avec le maire de Gauchin-Verloingt et le service urbanisme de TernoisCom pour trouver une solution (lire ci-dessous), mais la situation semblait bien bloquée. C’est donc le président de TernoisCom himself qui a pris sur lui d’autoriser l’ouverture : « C’est simplement un problème administratif, mais il n’y a aucun danger à ouvrir notre boutique. On a tout refait à neuf », assure Anne Choquet. Complètement abattue hier, elle a retrouvé toute son énergie et son enthousiasme. Son fils Laurent a déjà rallumé les fourneaux pour préparer de quoi servir leurs premiers clients à partir de lundi donc : charcuterie, fromages, produits laitiers, épicerie… Laurent et Anne seront sur place lundi à partir de 8h30 pour inaugurer leur magasin traiteur et leur nouvelle vie.


Le Petit Gauchin
349 rue de Fruges, Gauchin-Verloingt
Contact : 06.48.62.98.10 – lepetitgauchin@gmail.com
Facebook Le Petit Gauchin


[Article du 7/11 à 16h]

La covid-19 n’a pas eu raison du projet de restaurant-traiteur Le Petit Gauchin, mais son ouverture est reportée sine die : « Nous venons d’apprendre que nous ne pourrons pas ouvrir comme prévu lundi prochain. Tout était prêt, on venait tout juste de faire rentrer pour sept mille euros de produits frais qu’on ne va pas pouvoir vendre », se désole Anne Choquet. De la cuisine déjà s’échappe le fumet des plats préparés par Laurent, son fils : ses pâtés ne pourront pas être proposés aux habitants du Ternois, mais il a trouvé un ami qui pourra les vendre. Pour le reste, Anne Choquet espère voir la situation se débloquer rapidement : « On peut décaler d’un ou deux jours, mais au-delà, on va tout perdre. On a investi, on a des crédits à payer. On ne pourra pas attendre des semaines. »

« On pensait d’abord ouvrir le restaurant, mais avec la crise sanitaire et le confinement, on a décidé de repousser le restaurant pour commencer par le traiteur. »

Anne Choquet, co-gérante du Petit Gauchin

Pour le duo mère-fils, c’était une nouvelle vie qui devait s’ouvrir. Laurent a quitté son emploi chez un traiteur pour lancer sa propre affaire et sa mère, auparavant préparatrice en pharmacie, s’est engagée avec lui. Originaire du Ternois, elle a même quitté Arras pour revenir s’installer à Gauchin-Verloingt, à quelques centaines de mètres du Petit Gauchin. Laurent a retapé l’appartement au-dessus du Winston pour s’y installer avec sa famille : après des mois de préparation et convaincus par leur projet, Anne et Laurent ont racheté l’ancien bar pour en faire un restaurant, et la maison attenante pour une activité de traiteur. « On pensait d’abord ouvrir le restaurant, mais avec la crise sanitaire et le confinement, on a décidé de repousser pour commencer par le traiteur, avec des plats préparés sur place, à partir de produits frais, et une petite épicerie », nous racontait Anne, encore enthousiaste alors qu’elle préparait son ouverture.

« On n’a eu les documents nécessaires qu’aujourd’hui. Une commission de sécurité, ça ne se fait pas en trois jours. »

Jean-Jacques Hochart, maire de Gauchin-Verloingt

La maison a été transformée en magasin et la façade rénovée, avec de grandes baies vitrées. Et c’est là que le bât blesse : ces deux transformations imposaient la délivrance d’un permis de construire. Pourtant, Anne Choquet pensait avoir tout fait dans les règles : « On a déposé notre dossier au mois de juin en mairie, puis il est parti en instruction à TernoisCom. Il manquait toujours des papiers, puis c’était les congés, puis il fallait de nouveaux papiers et on arrive à aujourd’hui, où on apprend qu’on ne pourra pas ouvrir trois jours avant. » Une réunion est prévue lundi avec le maire de Gauchin, qui signe le permis de construire, et le service urbanisme de TernoisCom, qui instruit le dossier. Mais pour le maire, il faudra sans doute plus que quelques jours avant d’avoir toutes les autorisations : « On n’a eu les documents nécessaires qu’aujourd’hui. Il faut qu’on les envoie en préfecture, les commissions ont deux mois pour se réunir : une commission de sécurité, ça ne se fait pas en trois jours. » Jean-Jacques Hochart explique que Laurent et Anne Choquet ont confié leur dossier à un proche qui estimait que toutes les démarches demandées n’étaient pas nécessaires : « Ils ont trop fait confiance et n’ont pas suivi leur dossier. Maintenant, ils sont coincés : ils ne peuvent pas ouvrir sans les autorisations nécessaires. On va essayer d’accélérer les choses, de trouver des solutions. » Néanmoins, l’affaire semble mal embarquée pour être dénouée dans les jours à venir, au grand désespoir d’Anne Choquet, qui s’accroche à son projet, espère une dérogation, mais commence à tout remettre en question : « On ne fera pas le restaurant, si c’est pour se retrouver bloqués comme ça. Si on doit vraiment attendre trop longtemps, je ne sais même pas si on pourra ouvrir le traiteur. On ira peut-être s’installer ailleurs. »

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