En quelques jours, la petite chapelle de Gauchin-Verloingt a retrouvé son éclat


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En ces derniers jours d’août ensoleillés, les travaux de la petite chapelle de Gauchin-Verloingt, « Notre-Dame-Miraculeuse, » s’achèvent. La rénovation est à l’initiative de la famille Vion qui a reçu l’appui de la paroisse, propriétaire de l’édifice. Envisagés depuis plusieurs années, les travaux de maçonnerie ont duré une douzaine de jours et ont été réalisés par David Meurdesoif : « Je le fais pour les gens, ça leur fait plaisir et à moi aussi. J’aime le patrimoine. » L’artisan a tout réalisé à la main, avec une méthode classique, à l’ancienne : « Il n’y a plus beaucoup de maçons qui travaillent ainsi », selon le cimentier. Il a d’abord creusé tout le tour de la petite chapelle pour étudier l’humidité de la bâtisse, puis retirer la couche de ciment qui étouffait les murs, avant de réaliser les finitions à l’enduit en crépi pour permettre au mur de respirer. Une cimentation hydrofugée est venue enfin protéger les couches du sous-bassement. Une deuxième tranche de travaux est prévue pour restaurer l’intérieur de la chapelle, mais le maçon a pris l’initiative de renforcer d’ores et déjà certaines parties plus fragiles.

Une fenêtre découverte dans le mur sud de l’édifice

« Le plus long, c’est la préparation : il faut casser, remaçonner, creuser… Pendant quatre ou cinq jours, tu as l’impression que le chantier n’avance pas », remarque-t-il. Les nombreux promeneurs ont pourtant vu la transformation au fil des jours. Ils ont découvert, tout comme l’artisan, que la chapelle, datant de 1861, disposait à l’origine d’une fenêtre dans le mur sud, disparue sous le ciment et inconnue même des plus familiers du lieu. Il a été décidé de conserver et d’aménager cette ouverture pour apporter plus de lumière à l’intérieur. Propriété de la paroisse, la chapelle avait connu de petites rénovations en 1995, mais cette fois, c’est une restauration totale qui a été opérée, avec pour terminer, l’intervention de l’entreprise Aupaix qui a refait tout la toiture en deux jours. « C’est un lieu important pour les habitants », souligne l’abbé Neveu, ravi du résultat, tout comme les Gauchinois et promeneurs qui redécouvrent ce charmant petit édifice sous un nouveau jour.