De l’enfer des préfabriqués à l’école idéale : les travaux de l’école Pignion enfin terminés


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« On a des lavabos dans les classes, des salles très lumineuses et insonorisées : tout est fait pour que ce soit l’école idéale », constate avec plaisir Stéphanie Sausse. La directrice de l’école Pignon ne cache pas son soulagement, après deux années passées dans des préfabriqués et au milieu des travaux : « Au niveau du confort, c’est incomparable. Même les pleurs de la rentrée sont atténués grâce à l’insonorisation des pièces, alors que les bungalows résonnaient énormément. Toutes les collègues sont très contentes des nouveaux locaux. J’en connais même une qui regrette d’être partie ! » En ce samedi matin, quelques élèves sont revenus à l’école, accompagnés de leurs parents qui souhaitaient profiter de l’inauguration officielle pour découvrir les bâtiments qui ont été entièrement rénovés. « Elle est chouette, votre classe. Elle est vraiment jolie », soulignait un papa à son fils, tout fier de montrer sa classe.

« Un lieu accueillant, moderne, tout en respectant le bâtiment du passé »

Le maire de Saint-Pol ne l’était pas moins en faisant visiter les lieux aux pontes venus vérifier le bon usage de leurs subventions. Maurice Louf était lui aussi soulagé de voir enfin s’achever un chantier qui aura duré deux années, alors qu’une seule était prévue, pour faire face aux mauvaises surprises qui se sont succédé à mesure que le chantier avançait : « Ce fut une opération difficile, complexe, mais qui s’inscrit dans une volonté de restructuration du centre-ville, dont fait partie l’école Pignion. Nous avons repris les choix de nos prédécesseurs qui ont construit cette école en 1953, puis l’ont agrandie en 1974 pour en faire un lieu accueillant, moderne, tout en respectant le bâtiment du passé. » Cette deuxième transformation s’est donc attachée une nouvelle fois à conserver le cachet de l’école, mais a surtout visé à améliorer les conditions d’accueil des enfants et à moderniser l’ensemble, avec une mise aux normes, notamment sur les économies d’énergie : ventilation double flux, isolation, insonorisation, grandes baies vitrées… Au total, plus de 2,7 millions d’euros ont été injectés dans la rénovation de l’école, mais tous les financeurs se sont accordés sur la nécessité de lui redonner un coup de jeune, tout comme le conseil municipal de Saint-Pol qui a accepté de poursuivre les travaux malgré les coûts qui explosaient au fil des mauvaises surprises. L’école Lucien-Pignion accueille non seulement les enfants de Saint-Pol, mais aussi ceux de Maisnil, Buneville et Troisvaux, entre autres, soit quelque cent cinquante écoliers encadrés par huit enseignantes.

« Un investissement important mais qui a permis de faire un bâtiment quasiment passif »

L’école est un symbole et il n’était pas question de regarder à la dépense, d’autant que l’investissement devrait également permettre de substantielles économies d’énergie, comme l’a souligné le député Bruno Duvergé : « L’école maternelle est une spécificité française et nous devons nous en réjouir. C’est un investissement important mais qui a permis de faire un bâtiment quasiment passif. Le chauffage représente 40 % des consommations d’énergie. C’est par là que nous devons commencer pour assurer la transition énergétique. » L’inauguration a également ravivé quelques souvenirs chez le directeur de cabinet du préfet, Alain Bessaha : « J’ai été enseignant par le passé. Jétais professeur d’histoire durant dix ans. Aujourd’hui, il s’agit d’inaugurer un bâtiment, mais aussi de transmettre le plaisir d’apprendre, de grandir en collectivité, d’être curieux. L’école est la colonne vertébrale de la République, nous sommes la société française et nous n’avons pas à en rougir. » Bref, tout le monde était unanime pour célébrer l’école Pignion et l’Education Nationale, même si une petite pique a émaillé les discours. Le maire, Maurice Louf, n’a pas manqué de saluer les financeurs : l’Etat, la région, la Fédération départementale de l’énergie, mais aussi le Pays du Ternois qui aurait pu allonger un peu plus la monnaie selon lui : « Nous avons bénéficié de 23 000 euros dans le cadre du « Territoire à énergie positive ». On aurait pu espérer un peu plus. Nous sommes là à 0,9 % du montant total. » Le président du Pays du Ternois, Claude Bachelet, a encaissé sans broncher : ça se réglera à la récré.

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