Les cabinets vétérinaires fermés pour enrayer l’épidémie de coronavirus


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« On a reçu des directives de la direction générale de l’alimentation, du ministère et de l’ordre des vétérinaires qui nous conseillent de fermer les cabinets. » Depuis mercredi, la clinique vétérinaire du Ternois a mis en place des restrictions liées à l’épidémie de coronavirus, en n’autorisant qu’une seule personne à la fois dans les salles de consultation et en limitant les temps de présence au strict minimum. À partir de lundi, la clinique vétérinaire sera fermée et ne seront assurées que les urgences et la continuité des médicaments : « Nous avons progressivement ralenti notre activité. On a déjà arrêté les consultations classiques. On n’assure que les urgences et la prise en charge d’animaux malades : il est toujours possible de voir un vétérinaire pour ce qui ne peut attendre, mais il ne faut pas que ce soit un acte sanitaire classique.  Nous n’effectuons plus de consultation et tout ce qui ne relève pas des urgences est reporté, y compris les vaccinations. Pour les animaux ayant un traitement, nous pourrons continuer à fournir médicaments et croquettes, mais uniquement sur rendez-vous, pour que nous puissions préparer les commandes. L’objectif est d’éviter au maximum que les gens se croisent », explique le docteur Christophe Van Inghelandt.

« Ce n’est pas facile à expliquer aux propriétaires d’animaux, mais tout le monde doit suivre les directives. »

Dr Christophe Van Inghelandt, clinique vétérinaire du Ternois

Les propriétaires d’animaux devront désormais appeler la clinique pour demander l’avis des professionnels : « C’est nous qui évaluons en notre âme et conscience les actes qui peuvent attendre ou non. Nous nous devons de juger si c’est opportun ou pas d’ouvrir le cabinet, mais le but est d’ouvrir le moins possible. » Pour les “animaux de rente”, les vétérinaires poursuivent leurs opérations dans les élevages, mais là encore, uniquement si elles ne peuvent attendre : « On est amenés à intervenir en rural pour toutes les urgences, mais les agriculteurs sont conscients de la situation et n’appellent que si c’est vraiment nécessaire. En revanche, pour les animaux de compagnie, les gens nous appellent parfois à la première alerte. Nous avons été incités à développer les consultations à distance, comme en médecine, pour renseigner les propriétaires, voire pour médicaliser les animaux sans les voir. » Inutile donc de se rendre directement au cabinet vétérinaire sans l’avoir prévenu auparavant : « Les secrétaires seront toujours présentes mais uniquement pour accueillir les personnes ayant pris rendez-vous ou pour fournir les médicaments. Ce n’est pas facile à expliquer aux propriétaires d’animaux, mais tout le monde doit suivre les directives. On reste disponible pour les urgences, les actes vitaux et dépanner en médicaments. Pour le reste, comme tout le monde, on attend. »

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