« Aujourd’hui, c’est le feu d’artifice final. Je n’ai jamais vécu quelque chose comme ça dans ma carrière », s’enthousiasmait le principal du collège Salengro, Dominique Dej, lors du vernissage du dernier volet de l’exposition C’est béton. Depuis le mois de septembre, chaque mois, une exposition a été installée dans la salle Samuel-Patty du collège et les élèves ont été invités à découvrir ces installations, qui ont à chaque fois fait l’objet de médiations avec les artistes. Cette dernière exposition a été mise en parallèle de la journée de l’orientation, où les huit entreprises partenaires étaient présentes pour présenter leurs activités et montrer toute la richesse des métiers du bâtiment mais aussi du tissu entrepreneuriale du Ternois. Une richesse économique qui ruisselle puisque ce sont les entreprises qui, en mécènes, ont financé les créations des artistes de l’association Ateliers d’art et d’artistes des 7 Vallées exposées.

Les collégiens ont ainsi pu découvrir une première exposition sur la liberté d’expression avec le dessinateur de presse Jean-Michel Delambre en septembre ; les créations en métal du forgeron Marc Tiret en octobre ; une sensibilisation sur la préservation de l’environnement en novembre au travers d’une exposition de photographies sur le thème de la terre en danger ; une série de créations de recycl’art en décembre, pour découvrir comment donner une deuxième vie aux objets. La dernière exposition était inspirée par la reconstruction de la ville de Saint-Pol et des corps de métiers qui ont pu intervenir dans ce domaine. « On voulait faire entrer l’art au collège et donner un sens à l’orientation des jeunes. Ces coopérations ont été d’une richesse infinie, bien au-delà de ce que j’avais pu imaginer. Je suis émerveillée par le qualité du travail qui a été réalisé. Et je tiens absolument à remercier les entreprises qui me suivent dans mes délires. On a de la chance d’habiter dans le Ternois », s’extasiait Karine Descamps, instigatrice du projet et qui a assuré le lien entre les acteurs privés et Domé pour la partie artistique. Celui-ci a rappelé que son association rayonne bien au-delà de l’hesdinois : « À Hesdin passent la Canche et la Ternoise, qui prennent leur source à Frévent et à Saint-Pol. On aime appeler ça le triangle d’art, c’est tout un réseau. »
Ainsi, une douzaine d’artistes se sont pris au jeu et ont réalisé des créations originales sur les thématiques proposées par le projet. Il restait une petite frustration pour les partenaires : de ne pas pouvoir présenter ces travaux au grand public. Qu’à cela ne tienne, une nouvelle coopération a été imaginée : la galerie marchande d’Intermarché se transforme en galerie d’art jusqu’au 24 février, avec une petite rétrospective du travail réalisé et quelques-unes des œuvres exposées.
