ATRE prépare sa mise au vert sur un nouveau site au cœur de Saint-Pol


Publicités

« En 2013, nous étions au bord de la faillite. Aujourd’hui, les objectifs ont été atteints, on peut parler du futur et avoir des projets », annonçait le trésorier d’ATRE. Les membres et salariés de l’association s’en étaient déjà rendu compte alors que la ressourcerie tenait son assemblée générale dans ses futurs locaux, au 36, rue de Fruges. Connu pour avoir accueilli les établissements Basset, puis Big-Mat, et récemment Destock Shop, la façade cache un site immense de 1,5 hectare, incluant la maison voisine située au 34. « Quand on a visité le site pour la première fois, on est tous tombés amoureux », répète Timothy Dollé, coordinateur de l’association, qui s’imagine déjà profiter aux beaux jours du petit bois bordé par la Ternoise et de son affluent, le Pronay. Avec ce projet baptisé « ATRE à contre-courant », l’association veut être à la confluence de plusieurs projets. « Les marchés évoluent rapidement et, plutôt que subir, nous avons travaillé sur notre projet associatif et imaginé ce que pourrait être ATRE dans dix ans, se projette le président, André Olivier. On est là pour rêver, pour penser un projet de société nouveau, un lieu d’échange, de mixité et de lien social. On a eu l’opportunité d’acquérir au même moment le 34 et le 36, rue de Fruges. C’est apparu comme une évidence. »

« Tout reste à inventer, nous sommes ouverts à tous les projets »

L’activité de récupération, réparation et revente reste l’essence de l’association, mais celle-ci souhaite s’ouvrir, élargir son public et défendre ses valeurs. Le 36, rue de Fruges accueillera le magasin actuellement situé rue de Canteraine, ainsi que l’activité de recyclage de déchets professionnels pour l’instant à Ostreville. « Il restera encore un hectare avec un jardin, un bois et une maison. Tout reste à inventer, nous sommes ouverts à tous les projets », s’enthousiasme le directeur, Yohann Caquière, qui imagine déjà baptiser le magasin « 36, quai des Affaires ». Cette acquisition – qui doit être finalisée au mois de septembre – a été pensée bien en amont et un projet global est défini : « On a rêvé tout cela pendant un an, détaille André Olivier. Ce nouveau lieu doit nous permettre tout d’abord de regrouper nos activités et d’améliorer les conditions de travail de tous. On souhaite aussi changer l’image de l’insertion sociale, avec une ressourcerie modèle, un lieu de sensibilisation à l’environnement, mais aussi de partage et de formation à l’autoconsommation. » Le projet se fera par étape, la première étant l’achat de l’ensemble, pour un montant de 400 000 euros. A peu près autant seront nécessaires pour tout aménager. L’activité de recyclage d’Ostreville sera la première à s’installer, puis viendra le magasin de la rue de Canteraine. Toujours optimistes, les membres d’ATRE espèrent avoir bouclé leur déménagement début 2021. Pour la suite, tout reste à imaginer, mais, comme depuis trente ans chez ATRE, ce ne sont pas les idées qui manquent.

Revenir en haut de page