Venom : ciel, mon Hardy !


Publicités

GGGGGG : obscur E.T.

L’idée de prendre Tom Hardy (alias Bane de Batman) pour jouer Venom, l’un des ennemis les plus emblématiques de l’homme araignée était gage de qualité, et mettre aux commandes de ce projet Ruben Fleisher (à qui l’on doit l’excellent Bienvenue à Zombieland) relevait du génie, du moins sur le papier. Après Topher Grace, c’est Tom Hardy qui reprend le rôle d’Eddie Brock, journaliste d’investigation infecté malencontreusement par Venom, un symbiote extraterrestre des plus violents. Oubliez Spiderman et la rivalité entre Eddie Brock et Peter Parker, Venom place son personnage dans un univers qui lui est propre. Les fans de la première heure crieront au scandale, voire au sacrilège et malheureusement pas forcément à tort. Alors qu’on nous promettait un Venom plus sombre que jamais, évoluant presque dans un film d’horreur, le résultat s’avère grand public et traite finalement le personnage de Venom comme un super-héros à la Hancock plutôt que comme un réel méchant. Eddie Brock, loin du journaliste prêt à tout pour décrocher le scoop, se montre vertueux, soucieux de dénoncer les injustices (à des années-lumière du personnage connu des fans de comics). Malgré tout, le film propose quelques bonnes scènes d’actions, inventives, plaisantes à regarder : des explosions dans tous les sens, Venom qui gobe une tête par-ci, par-là, le tout avec un travail somptueux sur les lumières. Les personnages d’Eddie Brock et de sa petite amie sont plutôt savoureux, loin des stéréotypes hollywoodiens auxquels on a l’habitude. Avec des défauts certains, essentiellement liés au fait que le film essaye de s’extirper des comics dont il est issu, ce Venom reste un divertissement moyen qui divisera, mais satisfera les amateurs du genre.

Prochaines séances au Régency.

#LecinédeGG

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Revenir en haut de page