Une vie cachée : seul contre tous


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GGGGGG : irrésistible 

Réalisateur qui surprend sans cesse, n’hésitant pas à proposer des films oniriques, empreints d’une certaine poésie, Terrence Malick nous revient avec Une vie cachée, réalisation aux allures plus classiques, du moins en apparence. 
Se basant sur l’histoire vraie de Franz Jägerstätter (August Diehl), fermier autrichien qui, durant la Seconde Guerre mondiale, fut reconnu coupable de trahison pour avoir refusé de se battre pour le régime nazi, le film nous propulse dans le quotidien d’un homme ayant décidé de se battre pour ses convictions.  Cette nouvelle œuvre n’est pas sans rappeler Le nouveau monde dans sa manière de nous montrer les personnages et de faire exister l’amour qui lie deux êtres.   
Une vie cachée s’apparente à une fresque mélancolique qui, portée par sa voix off, nous happe dès les premières minutes. Rapidement, le film installe une atmosphère pesante, laissant présager le drame qui s’annonce pour Franz et sa famille.
Une vie cachée frappe par sa réalisation, très aérienne, avec une manière de filmer les personnages et les décors qui déconcerte au premier abord. L’accent mis sur les paysages et l’environnement des protagonistes offre des plans magnifiques et prend tout son sens lorsqu’on connaît un tant soit peu le travail du réalisateur. Attaché à des thématiques telles que Dieu, la nature ou encore l’amour, Terrence Malick nous offre un spectacle tout en finesse qui, par sa manière d’appréhender les choses, fait résonner le combat de Franz d’une manière quasi biblique. 
Même si Une vie cachée à tout d’un chef d’oeuvre, le film demandera un certain effort pour apprécier l’œuvre dans sa globalité et dans sa réflexion sur l’acte de résistance, remarquablement mis en avant avec la citation de fin, tirée du roman Middlemarch de George Eliot.

Prochaines séances au Régency.

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