Tanguy, le retour : la vieillesse est un naufrage

GGGGGG : quadragênant

En 2001, Tanguy faisait mourir de rire la France entière et traumatisait une génération portant le prénom de ce fils qui se refuse à quitter ses parents. Près de vingt ans plus tard, Laurent Chouchan présente le scénario de Tanguy, le retour à Etienne Chatiliez qui n’avait jamais envisagé de tourner une suite à son film – et il aurait dû s’en tenir à sa première idée.

Fraîchement séparé de sa femme, Meï Lin (Weiting Chao), Tanguy (Eric Berger), dévasté, décide de retourner dans le nid familial, avec sa fille Zhu (Emilie Ili Kang) dans ses bagages. Paul (André Dussolier) et Edith (Sabine Azéma), vont alors être confrontés à un problème qu’ils pensaient résolu depuis longtemps : réussir à faire partir leur fils de chez eux.

Tanguy, le retour est un faux pas de taille dans la carrière du réalisateur qui nous avait habitués à des comédies cultes et porteuses d’une vision acerbe de notre société (La vie est un long fleuve tranquille, Tatie Danielle, Le bonheur est dans le pré…). Ici, le film mise tout sur le comique de répétition et de situation, sans vraiment déclencher le rire, comme si Chatiliez avait tout perdu de cet humour mordant qui le caractérisait. Les acteurs (pourtant talentueux) ne parviennent jamais vraiment à convaincre et on a l’impression qu’aucun ne voulait réellement être là. Ce second volet est une énorme déception et s’apparente plus à un film opportuniste qu’à une réelle envie de revoir ces personnages à l’écran. Le temps fait décidément des ravages et Tanguy, le retour le confirme malheureusement.

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