Sonic, le film : j’ai failli attendre !


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GGGGGG : nostalgeek

Après une première bande annonce en avril 2019, qui avait déclenché une avalanche de critiques de la part des fans, la Paramount avait décidé de retarder la sortie du film, pour revoir le design du hérisson le plus célèbre de tout les temps. Presque un an plus tard, c’est un Sonic (Malik Bentalha) tout neuf et bien plus réussi que Jeff Fowler propulse sur l’île où le hérisson coule des jours paisibles, mais il doit rapidement s’exiler sur Terre pour échapper à des forces malveillantes. Alors qu’il se cache et prend garde de n’être vu de personne, il déclenche malgré lui une panne de courant massive et se retrouve pourchassé par le gouvernement qui a fait appel au diabolique Docteur Robotnik (Jim Carrey) pour le dénicher. Face au danger, Sonic pourra compter sur l’aide de Tom (James Marsden), policier de la petite ville de Green Hills, qui fera tout pour le protéger.
Dès l’ouverture, les nostalgiques de la Mega Drive ou de la Master System sont propulsés dans le passé à l’écoute du « SEEEEEGAAA » qui retentit dans la salle. Cette petite dose de nostalgie laisse rapidement place à des images qui nous rappelle nos souvenirs d’enfance : Sonic surgit à toute vitesse, pour nous faire une visite express de son île, reproduite avec fidélité.
Les quinze premières minutes du film se montrent d’une grande qualité, faisant oublier nos appréhensions quant à l’adaptation de ce classique des jeux vidéo, mais le plaisir est malheureusement de courte durée. Même si les fans de la première heure seront ravis de chasser les références au matériau de base qui fourmillent, Sonic, le film tombe vite dans la facilité et les clichés. L’intrigue est convenue, la mise en scène vue et revue, et même si les acteurs font de leur mieux, ils ne convainquent qu’à moitié. Jim Carrey, génie comique, qui rappelle çà et là ce qu’il nous proposait dans The Mask, semble ici bridé, ne se lâche jamais réellement et l’ensemble s’avère rapidement frustrant.
Sonic, le film ne propose finalement pas une réelle adaptation des jeux vidéos, mais se contente de transposer Sonic dans notre univers. Sans être vraiment mauvais, le film s’avère plus que moyen et s’oublie dès la sortie de la salle de cinéma. La déception est d’autant plus grande qu’il recèle un réel potentiel comique et ne tombe jamais dans le fan-service facile. Sonic, le film aurait pu être une vrai surprise et une vrai proposition de cinéma décomplexé. A la place, il laisse un arrière goût de déjà-vu et ne s’autorise jamais à prendre de risque.

Prochaines séances au Régency.

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