Skyscraper : solide comme un roc, boosté à bloc

GGGGGG : infernal

Prenez Die Hard, ajoutez-y un soupçon de La tour infernale et saupoudrez d’un brin de Le fugitif, faites mijoter à fortes températures en remuant régulièrement et vous obtiendrez Skyscraper, une sorte d’hybride entre film d’action, film catastrophe et pseudo film policier.

À ce gloubiboulga, ajoutez Dwayne Johnson (Will Sawyer), faites-en un ancien chef commando passé responsable de la sécurité des gratte-ciel et mettez-le face à une fausse accusation pour laquelle il va devoir s’innocenter, tout cela sans oublier de sauver sa petite famille d’une tour en flammes alors qu’il est amputé d’une jambe et traqué par des tueurs.

Avec un pitch de ce niveau, c’est sans grandes attentes que l’on se rend dans la salle de cinéma, et à raison. L’intrigue se montre prévisible et essaye de jouer sur tous les tableaux (comédie, action, suspense, drama…), sans aucune maîtrise. Les situations s’enchaînent et font regretter les chefs-d’œuvre du genre que le film copie sans vergogne.

Comme si tout cela ne suffisait pas, la prothèse du personnage principal devient une sorte de couteau suisse qui lui sert à faire tout et n’importe quoi. Cette utilisation du handicap du héros crée un véritable malaise et, avouons-le, nous fait complètement sortir du film.

Ce constat fait, restent les effets spéciaux qui jouent la carte de l’outrance et qui, finalement, se résument à glorifier The Rock dans chaque action qu’il entreprend.

Skyscraper consiste en un film qui enchaîne des situations improbables et dont la seule utilité est de mettre en valeur son acteur principal. L’époque où Dwayne Johnson se présentait comme le successeur de Schwarzenegger est malheureusement bel et bien révolue.

Prochaines séances au Régency.

#LecinédeGG

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