Rocketman : un extraverti en vaut deux


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GGGGGG : Yes, Sir !

« Une oeuvre explosive, une course poursuite imaginaire résolument loufoque et transgressive qui oscillerait entre fête et tragédie » : voilà les mots de Dexter Fletcher pour décrire son intention en mettant en scène Rocketman, et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est resté fidèle à son ambition. De l’enfance à l’ascension au rang de star internationale, Rocketman met en lumière la vie d’Elton John (Taron Egerton), sir le plus célèbre et prolifique d’Angleterre.

Avec Elton John en producteur et Dexter Fletcher en réalisateur, Rocketman avait de quoi faire peur. Entre des craintes de biopic aseptisé et une comparaison inévitable avec Bohemian Rhapsody (Fletcher étant celui qui a eu la lourde tâche de remplacer Bryan Singer à la réalisation du biopic sur Queen), le succès de Rocketman était loin d’être garanti. Cependant, dès les premières minutes, le film s’annonce radicalement différent de celui sur Freddy Mercury. Rocketman est une ode au combat d’Elton John pour se faire accepter, mais surtout un hommage à sa musique et aux messages qu’elle nous laisse. Hybride entre la comédie musicale et le biopic classique, Rocketman ne cesse d’osciller entre ces deux genres qui se marient à merveille. L’intrigue se vit au travers des chansons de l’artiste qui semblent nous raconter sa véritable histoire.

Construit comme une sorte d’anti-Bohemian Rhapsody, Rocketman respecte scrupuleusement ce qui faisait défaut au biopic de Queen. Ici, Taron Egerton chante véritablement et, même si la réalité est sublimée par moments, les heures sombres d’Elton John sont racontées sans tabou. Le film s’articule d’ailleurs autour des moments difficiles de la vie du chanteur et c’est peut-être son défaut: en mettant en avant la part sombre du chanteur, le film prend le risque de dépeindre la vie d’Elton John comme sensationnelle et dramatique, en oubliant parfois de contrebalancer avec des moments plus légers. Malgré cela, Rocketman nous entraîne dans un tel voyage musical qu’on pardonne allègrement ce choix du sensationnel et on en ressort de la musique plein la tête et le sourire aux lèvres.

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