Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu ? Tout est dans le titre

GGGGGG : désintégration

Après avoir rencontré leurs gendres dans le premier volet, Claude (Christian Clavier) et Marie Verneuil (Chantal Lauby) font face à une nouvelle crise familiale : leurs beaux-fils sont décidés à quitter la France pour tenter leur chance à l’étranger.

Sans grande surprise ou originalité, Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu surfe sur le succès commercial du premier volet, sans jamais voir plus loin que le bout de son nez.

On retrouve les mêmes blagues clichés, les mêmes situations et surtout des personnages qui manquent cruellement de saveur (notamment Clavier qui, peu importe le film, semble de plus en plus jouer son propre rôle). Alors que le sujet du film se veut fédérateur, proposant de rire des différences de chacun, le résultat s’avère vite creux et sans réelle compréhension des phénomènes d’intégration sociale ou des spécificités des différentes cultures présentes dans le film.

Provoquant le malaise plus que le rire, Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu apparaît comme un film hors de son temps. Grossissant systématiquement le trait, il passe totalement à côté de son sujet et traite l’intégration par le prisme de la France de droite, ancrée dans ses valeurs catholiques.

Empreint d’une certaine légèreté qui le sauve du ridicule, Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu suscite difficilement le rire, s’avère hors de propos et propose une vision vieillie de la France.

Prochaines séances au Régency

#LecinédeGG

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