Phantom Thread : l’amour sur son 31


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GGGGGG : la classe américaine

C’est avec ce film que Daniel Day-Lewis a choisi de mettre fin à sa carrière d’acteur, marquée par des performances et un talent hors du commun. Phantom Thread nous immerge dans le Londres d’après-guerre et le quotidien de la famille Woodcock, qui habille les élites de la société. C’est dans ce contexte que Reynolds Woodcock (personnage inspiré du couturier espagnol Cristobal Balenciaga et interprété par Daniel-Day Lewis) papillonne d’une femme à l’autre, menant une vie de célibataire endurci, jusqu’à ce que son chemin croise celui d’Alma (Vicky Krieps). Elle va venir bousculer les habitudes et la routine du célèbre couturier qui, jusqu’alors, travaillait en binôme avec sa sœur Cyril (Lesley Manville).
Dès les premières minutes, le film nous plonge dans les années 50, jusque dans la manière de filmer. Les acteurs (Daniel Day-Lewis en particulier, qui peut décidément tout jouer à la perfection) sont impeccables, les costumes (auréolés d’un oscar et d’un BAFTA, rien que ça) sont magnifiques, la musique hypnotise et le tout donne une impression saisissante de proximité avec les personnages. Le travail de réalisation est hallucinant : chaque plan, chaque scène semblent tout droit sorti d’un film noir des années 50 et donnent à l’ensemble un côté très hitchcockien. Même si l’histoire de Phantom Thread se concentre sur un triangle amoureux, que l’on pourrait qualifier (injustement) de déjà vu, il le fait de manière très sombre et romanesque à la fois : un pur plaisir. Les deux heures de film passent à une vitesse folle et on ne peut s’empêcher d’être subjugué par l’ambiance générale qui s’en dégage : un je-ne-sais-quoi qui flirte entre le drame amoureux et le thriller. C’est avec un film tout en virtuosité que Daniel Day-Lewis décide de clore sa carrière (en espérant que cette retraite s’apparente à une pause, comme celle qu’il avait fait dans les années 90, pour s’adonner à la cordonnerie).

Prochaines séances au Régency.

#LecinédeGG

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