Mon Garçon : retour à l’état sauvage

GGGGG : frénétique.

Mon Garçon était avant tout un défi : tourner en six jours un film sans que l’acteur principal en connaisse le scénario. Guillaume Canet a relevé le gant : il crève l’écran et livre une prestation magistrale dans un thriller intense jusqu’à son dénouement.

Ne disposant que de quelques indications du réalisateur, le comédien s’est lancé à corps perdu dans l’improvisation d’un père qui tente tout pour retrouver son fils, n’écoutant que ses instincts. Mélanie Laurent et Olivier De Benoist (qui interprètent la mère et le beau-père du disparu) ont surtout pour rôle d’encadrer leur partenaire désorienté. En résultent des dialoguent spontanés, avec des acteurs qui se retrouvent aussi désemparés que les personnages, renforçant le réalisme de l’œuvre.

Christian Carion a pris le parti de focaliser son histoire sur le père du disparu, renforçant la tension et l’empathie du spectateur. Le réalisateur alterne des scènes rythmées tournées caméra à l’épaule et des plans larges contemplatifs de paysages grandioses, de montagnes et forêts enneigées, accentuant la solitude et l’égarement de Guillaume Canet. Malgré quelques facilités dans le scénario, l’exercice de style est remarquable et Christian Carion signe un de ses meilleurs films, grâce à un Guillaume Canet époustouflant.

Prochaines séances au Régency.

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