Maléfique, le pouvoir du mal : un conte défait


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GGGGGG : désenchanté

Joachim Ronning, à qui on doit Pirates des Caraïbes, la vengeance de Salazar (qui enterrait bel et bien la saga du capitaine Sparrow), revient cette fois avec Maléfique, le pouvoir du mal. Après un premier épisode en 2014 qui nous montrait une Maléfique (Angelina Jolie) pas si méchante que ça, le calme est revenu dans le royaume, mais l’annonce d’un possible mariage entre Aurore (Elle Fanning) et le prince Philippe (Harris Dickinson) va venir troubler la paix retrouvée.

Maléfique, le pouvoir du mal a des qualités esthétiques indéniables et une volonté de coller au maximum à l’univers des contes de fées, du moins, à celui des films d’animation d’antan. Ces éléments rendent cette réalisation intéressante d’un point de vue technique, mais en font malheureusement une sorte de caricature des dessins animés de notre enfance, ce qui empêche toute immersion. Le pouvoir du mal s’apparente à un film d’animation qui ne parvient jamais à se montrer crédible ou à nous emmener dans son univers beaucoup trop lisse et niais. Ici, les méchants ne le sont jamais vraiment, les gentils sont des cœurs purs, pour ne pas dire naïfs, sans aucune personnalité. Là où on aurait aimé des personnages matures qui se déchirent autour du destin d’une jeune princesse dans un univers où le bien et le mal ne sont jamais là où on les attend, on a finalement un film pour enfants, qui dépeint un monde où tout est blanc ou noir, où tout finit systématiquement par s’arranger. Si on oublie que ce deuxième volet n’apporte rien à son prédécesseur et se montre relativement creux, on peut se laisser porter par ses effets spéciaux et quelques scènes esthétiquement réussies.

Prochaines séances au Régency.

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