Les invisibles : les filles du bas-côté


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VVVVVV : ovaire the rainbow

Brigitte Bardot, Brigitte Macron, Lady Di, Chantal Goya et même Dalida : derrière ces noms de stars se cachent des anonymes, Les invisibles. Le dernier film de Louis-Julien Petit raconte les destins croisés de femmes de la rue et de celles qui s’efforcent de les aider, l’histoire d’une équipe d’assistantes sociales gérant un centre de Roubaix où des femmes de toutes origines viennent chercher de l’aide et de la chaleur. Le sujet est grave mais le ton est léger, les drames ne sont pas occultés mais suggérés plus que montrés. Louis-Julien Petit a choisi la fable joyeuse plutôt que le docu-fiction social pour dénoncer l’abandon des femmes se noyant dans la précarité, mais aussi la détresse des travailleurs sociaux qui se consacrent corps et âme à leur travail. Corinne Masiero est fidèle à elle-même dans le rôle de la cheffe austère et rebelle, mais elle ne tient que le second rôle, laissant éclater tout le talent d’Audrey Lamy. Plus connue pour ses rôles comiques que dramatiques, elle joue, sous son propre prénom, l’assistante sociale trentenaire qui se dévoue sans relâche à sa vocation d’aider les plus démunies, oubliant sa vie privée et noyant sa solitude dans l’assistance aux autres. Tous les personnages sont des femmes seules qui se réunissent pour essayer de dépasser leur condition et donner un sens à leur vie grâce à l’entraide, face à la froideur de l’administration et de l’État. Outre quelques vraies stars, le casting s’appuie sur des anonymes qui racontent et mettent en scène leur véritable histoire : des femmes qui ont connu la rue, qui incarnent mieux que personne la simplicité et le dénuement, mais qui démontrent aussi chacune un sacré caractère. Les invisibles réunit ainsi une galerie de portraits de femmes qui s’unissent pour rêver le meilleur face à la pire des réalités. Sans être totalement oubliés, les hommes sont surtout des faire-valoir, accompagnant maladroitement les héroïnes et apportant une touche de romantisme. Le film déborde de bons sentiments sans tomber dans la mièvrerie. La précarité est constante, les situations personnelles peuvent basculer à tout moment, mais l’humour et la bonne humeur, malgré l’adversité, permettent aux personnages et aux spectateurs de garder espoir et sourire.

Prochaines séances au Régency.

#LecinédeGG

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