La Mule : le crépuscule d’une idôle


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GGGGGG : stupé-clint

Grand acteur et grand réalisateur, incarnant l’image d’une Amérique charismatique, sans peur, Eastwood est de ces personnalités qui font l’événement à chaque nouveau film. La mule ne déroge pas à la règle et nous rappelle le talent de l’un des plus grands réalisateurs de ces trente dernières années. C’est sur une musique un brin mélancolique que nous rencontrons Earl Stone (Clint Eastwood), octogénaire solitaire, fauché, patron d’une entreprise qui risque d’être saisie. Aux abois, il se voit proposer un boulot de chauffeur. Earl saisit alors l’occasion de se faire un peu d’argent, mais accepte sans le savoir de devenir passeur de drogues pour un cartel mexicain.
La mule nous plonge dans la tête du réalisateur et sonne comme un bilan de sa vie. Le résultat est un film crépusculaire qui rappelle à notre bon souvenir les meilleurs films du réalisateur et nous fait passer par tous les états : du rire aux larmes, de la nostalgie au drame. La mule est une œuvre qui franchit les barrières et ne se conçoit pas comme une simple fiction, mais véritablement comme – osons le dire – un film testament, qui marquera assurément la carrière d’Eastwood. Oubliez 15h17 pour Paris ou encore Au-delà, le grand Eastwood est de retour avec La mule et nous prouve une fois encore qu’il est et restera un maître pour filmer l’humanité et la sensibilité des hommes.

Prochaines séances au Régency

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