J’ai perdu mon corps : la main baladeuse


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GGGGGG : high five

Adaptation du roman Happy Hand de Guillaume Laurant (scénariste, du Fabuleux destin d’Amélie Poulain ou encore d’Un long dimanche de fiançailles), J’ai perdu mon corps prend place à Paris pour nous narrer l’histoire de Naoufel (Hakim Faris), qui tombe amoureux de Gabrielle (Victoire du Bois). Au même moment, plus loin dans la capitale, une main coupée s’échappe d’un laboratoire et commence un long voyage pour retrouver son corps…
D’emblée, on est frappé par l’esthétisme du film, qui se montre rugueux et ne ménage pas le spectateur. Les aspérités que l’on peut retrouver dans la vraie vie sont bien présentes et l’animation globale est réfléchie, pensée pour mettre en valeur le propos du film. La musique (composée par Dan Levy du groupe The Do) est calibrée pour accompagner au mieux l’animation et amener un côté dramatique à l’ensemble.  
J’ai perdu mon corps propose des scènes inspirées, qui parviennent à se passer de dialogues, pour nous emporter dans une poésie visuelle rafraîchissante, mais sans réussir malheureusement à jouer totalement la carte du fantastique. Le récit alterne sans cesse entre une narration enlevée, inventive et une romance plus classique, inspirée des histoires d’amour à l’hollywoodienne. Ce choix, à double tranchant, s’avère aussi intelligent que dommageable pour la construction du récit et de son intrigue : cela apporte un aspect très cinématographique à l’ensemble, mais en empêchant les idées inventives (notamment visuelles) du film de prendre une vraie place dans le récit. 
J’ai perdu mon corps reste néanmoins une petite pépite d’animation, tant il se montre créatif, avec une certaine volonté de faire exister ses personnages en collant à la réalité. 
Nommé aux Césars pour la caméra d’or et aux Oscars dans la catégorie du meilleur film d’animation, J’ai perdu mon corps à toutes ses chances et on croise les doigts pour qu’il revienne avec le plus de récompenses possible. 

Prochaines séances au Regency

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