Grâce à Dieu : les voix du Seigneur


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GGGGGG : amen

C’est en pleine affaire Preynat, mettant en lumière le silence de l’Église face aux accusations de pédophilie, que François Ozon sort Grâce à Dieu. Alors qu’on aurait pu s’attendre à un film à charge, qui incrimine au mépris de la présomption d’innocence, Grâce à Dieu se révèle bien plus subtil et intelligent. Basé sur le vécu d’Alexandre (Melvil Poupaud), François (Denis Ménochet) et Emmanuel (Swann Arlaud), le film nous plonge dans cette affaire de pédophilie des années 80 qui fait la une des journaux depuis plusieurs mois.

Le résultat se montre d’une grande intelligence et s’intéresse surtout aux conséquences sur les victimes. Sans jamais en faire trop, Grâce à Dieu réussit à éviter le piège du drame larmoyant et se montre tout en nuances. On assiste ainsi à une sorte d’enquête sur la manière dont les victimes vont réussir à sortir du silence et à raviver des souvenirs douloureux dans l’espoir d’être entendues.

D’une justesse implacable, avec un Swann Arlaud et un Denis Ménochet impeccables, le film de François Ozon n’évite pas la comparaison avec d’autres films du genre, notamment Spotlight, mais sans atteindre le même niveau de poésie et de maîtrise. Néanmoins, Grâce à Dieu est une réussite que l’Église n’a heureusement pas réussi à réduire au silence.

Prochaines séances au Régency

#LecinédeGG

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