Edmond : un film qui fait mouche

GGGGGG : panaché

Après le visionnage de Shakespeare in Love et de nombreuses lectures autour de Cyrano de Bergerac, Alexis Michalik élabore le projet d’Edmond qui connaît le succès sur les planches avant d’arriver aujourd’hui sur les toiles.

À 29 ans, Edmond Rostand (Thomas Solivérés), père de famille angoissé, est en panne d’inspiration. Ne sachant plus quoi faire pour subvenir aux besoins de sa famille, il décide de proposer une nouvelle pièce à Constant Coquelin (Olivier Gourmet) : une comédie avec un héros charismatique, le tout écrit en vers et portant le titre de Cyrano de Bergerac. Il reste alors un tout petit détail à résoudre : écrire la pièce.

S’attaquer à Cyrano de Bergerac n’était pas une mince affaire, surtout après Rappeneau et Depardieu, mais Alexis Michalik a choisi de s’intéresser à la création de la pièce et de ce personnage ancré dans l’esprit collectif.

Edmond oscille sans cesse entre le drame et la comédie, et flirte doucement avec le vaudeville, pour un résultat qui fait mouche. Même s’il ne déclenche pas le fou rire, il faut bien admettre qu’Edmond est un film drôle et la bonne humeur qui s’en dégage arrachera quelques sourires aux plus grincheux d’entre nous.

Au-delà de son aspect de comédie plutôt légère, Edmond propose une réflexion sur le processus créatif lui-même et la façon dont l’auteur s’inspire du réel. L’idée de se pencher sur le processus créatif qui relève du mystère et du talent était intéressante, mais Edmond manque cruellement de profondeur et laisse le spectateur sur sa faim. Il n’en reste pas moins un film agréable, humble et qui mérite d’être vu.

Prochaines séances au Régency.

#LecinédeGG

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