Dunkirk : les Anglais ont rembarqué

GGGGG : haletant (mais faut pas traîner)

Plus qu’un film de guerre, Dunkirk est l’histoire d’hommes acculés en proie à la peur dont l’unique motivation est de survivre lors de l’évacuation des troupes britanniques de Dunkerque en mai 1940. Le film se démarque radicalement des classiques du genre grâce à sa mise en scène et à une bande-son qui imposent un climat de tension du début à la fin. Les actions et moments vécus par chacun des personnages se déroulent sur un court laps de temps et s’entrecroisent au fil du film.

Là où de nombreux films nous dépeignent des héros au courage et au dévouement extraordinaire, Dunkerque met l’accent sur l’humain et ses réactions face à des événements stressants où la mort est omniprésente. Le spectateur se surprend à être en empathie ou à détester l’un ou l’autre des personnages.

Malgré la qualité de réalisation et quelques bonnes idées, certaines scènes et répliques pompeuses mettent à mal les efforts du réalisateur à placer le film dans un contexte humain et réaliste. Dunkirk met en avant des personnages loin des archétypes (héros beaux, courageux, ayant le sens du sacrifice). Cependant, le film n’échappe pas à quelques éclats d’héroïsme patriotique.

Christopher Nolan réussit à nous présenter un film résolument novateur dans sa mise en scène. Sans éviter tous les pièges du genre, le scénario rappelle quelques grands classiques des années soixante, soixante-dix (Un Pont trop loin, Le Pont de la rivière Kwaï). En résumé, un bon film avec quelques lacunes auxquelles le réalisateur nous a rarement habitués.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Revenir en haut de page