Nous, les chiens : sans toit, ni loi


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GGGGGG : mordant

Si le chien est le meilleur ami de l’homme, l’inverse n’est pas toujours vrai. Pour leur première réalisation, Oh Sung-Yoon et Lee Choon-Baek nous livrent l’histoire profondément dramatique de Moongchi, abandonné par son maître, qui va devoir redoubler de courage pour survivre. Dans son périple, il va pouvoir compter sur une bande de chiens errants qui vont l’aider à se familiariser avec sa nouvelle vie. Ensemble, ils vont entreprendre un voyage semé d’embûches et d’épreuves pour rejoindre « le paradis des chiens ».
Nous, les chiens n’est pas un film d’animation comme les autres et ne fait aucune concession. À la fois mélancolique et poétique, il nous conte une histoire où l’espoir et la solidarité sont les seuls moyens de supporter une vie de misère et de dangers.
Dans cet océan de noirceur, Moongchi et ses amis font face à ce que l’homme peut offrir de pire : la maltraitance et la violence. Nous, les chiens marque par la dureté de son propos et le réalisme des sujets qu’il aborde.
Au-delà de son aspect « film pour enfant », l’histoire se construit comme un véritable mélodrame, les chiens se retrouvant face à des situations qui fendent le cœur et poussent à la réflexion.
Film engagé sur un sujet qui ne laissera personne indifférent, Nous, les chiens réussit aussi à nous émerveiller. Construit comme un hommage aux peintures traditionnelles coréennes, à la fois brutes et somptueuses, l’animation est une véritable réussite. Les paysages sont esquissés pour laisser la place aux personnages et accentuer la profonde détresse dans laquelle ils se trouvent. Nous, les chiens n’est pas un film à prendre à la légère et nous donne à réfléchir sur la nature profonde de l’être humain.

Prochaines séances au Régency.

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