12 Jours : une réalité aux maux lourds


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GGGGG : affolant.

Depuis septembre 2013, les personnes hospitalisées en psychiatrie sans leur consentement ont douze jours pour être présentées en audience au juge des libertés et de la détention. Ce dernier est chargé d’évaluer le bien fondé de l’hospitalisation et de la prolonger s’il le juge nécessaire. C’est sur ce point spécifique que Raymond Depardon et Claudine Nougaret choisissent de parler avec 12 Jours. Le film s’inscrit dans la continuité de leurs précédents documentaires, 10ème chambre et Délits flagrants.

Dès les premières minutes, le climat est posé, l’ambiance lourde et marquée par le silence. La caméra déambule dans les couloirs de l’hôpital psychiatrique pour emmener le spectateur aux portes de la salle d’audience, où tout se passe. Le film est habité par une volonté de montrer les personnes telles qu’elles sont et de mettre en avant leur propre réalité. Ne rentrant jamais dans la caricature ou l’outrance, ne portant jamais de jugement, 12 Jours porte un regard empathique.

Grâce au parti pris de la réalisation, le spectateur est immergé dans cet univers complexe. Raymond Depardon réussit à saisir la détresse et l’incompréhension que peuvent ressentir certains patients, mais aussi la difficulté pour le juge de se positionner face à certaines situations.

Avec un regard réfléchi, ne se voulant ni accusateur ni défenseur, 12 Jours parvient à nous faire vivre la réalité des personnes hospitalisées et met en lumière la complexité d’une procédure récente. À coup sûr, le spectateur ne restera pas de marbre face à cette immersion dans un univers trop peu connu.

Notre reportage lors de la venue de Claudine Nougaret pour l’avant-première.

#LecinédeGG

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