Une exposition montée par une étudiante et les sans-abri de l’abbaye de Belval


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Alors que le président de l’association lit son discours, Gwendoline reste figée, mutique, larmes aux yeux. Non pas parce qu’elle voit là l’aboutissement de son travail et de son stage à l’abbaye de Belval, mais parce que tous ceux qui l’ont aidée sont là. A commencer par les « hébergés », accompagnés par l’ASA (Aide aux Sans-Abri) d’Arras, qui ont assuré toute la partie technique. « J’ai essayé de les intégrer dans toutes les actions de mon stage et j’ai beaucoup aimé travailler avec eux. Ce sont des personnes qui ont dû faire face à des accidents de la vie, ce qui peut arriver à n’importe qui, et il ne faut pas les laisser sur le côté. J’étais très émue de tous les voir ce soir. »

Des photos inédites de la vie des religieuses

L’étudiante a passé un an et demi à l’abbaye : d’abord en tant que bénévole, puis dans le cadre d’un service civique et enfin pour son stage de mise en valeur du patrimoine. Durant tout ce temps, elle n’a cessé de découvrir la vie des religieuses de l’abbaye, mais ce n’est qu’en juin dernier qu’elle a pu les rencontrer: « Nous nous sommes rendus à l’abbaye d’Igny, dans la Marne, où sont installées les dernières religieuses qui ont vécu à Belval. Elles sont encore onze là-bas. Deux d’entre elles nous ont présenté leurs archives. Nous leur avons posé beaucoup de questions et récupéré des photos des différentes époques, ce qui nous a permis de corriger nos visites », sourit Gwendoline. Elle s’est chargée de sélectionner les images, de rédiger les textes et d’organiser les panneaux retraçant les différentes périodes de l’histoire de l’abbaye : l’installation des cisterciennes à la fin du XIXe, les constructions des différentes extensions, les activités des origines à nos jours.

L’ensemble est regroupé sur des panneaux, réalisés par les hébergés de l’ASA, et sera désormais intégré aux visites de l’abbaye. Gwendoline les présentera elle-même ce week-end lors des Journées du Patrimoine, avant de reprendre lundi les cours à l’université d’Artois, avec la satisfaction d’avoir apporté sa pierre à l’histoire de l’abbaye et à sa redécouverte.

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