Trois cents coureurs vont en voir de toutes les couleurs avec la Cap’Color Run


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Les inscriptions pour la Cap’Color Run de Maisnil devaient se poursuivre jusqu’à fin février, mais Marie et Lisa ont été dépassées par le succès : elles ne comptaient qu’une trentaine d’inscrits la semaine dernière, tout s’est emballé à quelques jours de la clôture des inscriptions, le 28 janvier. « Trop de monde va nous appeler alors que nous attendons encore beaucoup de confirmations », s’affole Marie Cambron, dont le téléphone ne cesse de sonner, tout comme celui de sa camarade Lisa Benoit. Les deux étudiantes ont eu l’idée d’importer à la campagne une recette qui fait fureur dans de nombreuses villes à travers le monde : la « Color Run », une course festive où les participants doivent s’habiller de blanc et se bombarder de poudres colorées. L’objectif consiste simplement à boucler le parcours en revenant le plus coloré possible.

« Si les gens ingèrent de la poudre par accident, ils ne vont pas mourir »

« Le but n’est pas d’arriver le premier, mais de courir ou de marcher en famille, entre amis et de s’amuser, souligne Lisa. La course n’est pas chronométrée, elle se fera sur un parcours de six kilomètres, avec une station de couleur à chaque kilomètre où on jette de la poudre sur les participants. » Chacun aura d’ailleurs droit à son propre sachet et d’autres seront distribués aux groupes, histoire qu’ils puissent s’arroser de couleurs tout au long du parcours, à l’exception d’un endroit précis : « Le tracé emprunte surtout des chemins, très peu de routes, et traverse le bois d’Epainchen. On demandera aux coureurs de ne pas jeter de poudre dans le bois : elle est biodégradable mais elle disparaîtra moins facilement sous les arbres », ont jugé les deux amies qui ont bien choisi l’élément central de l’événement : « La poudre est complètement biodégradable, lavable à l’eau, composée à 99 % de fécule de maïs et de 1 % de colorants alimentaires. Si les gens en ingèrent par accident, ils ne vont pas mourir », rassure Lisa.

« Ce projet nous correspond bien : on est dynamiques, un peu sportives et colorées ! »

Le départ est fixé à Maisnil et les coureurs passeront par Foufflin-Ricametz et Roëllecourt : « Nous avons dû demander des autorisations aux mairies, mais aussi à la préfecture. On ne se rendait pas compte que c’était aussi compliqué, souffle Marie. Ça nous a pris beaucoup de temps en-dehors des cours, surtout le week-end pour aller chercher des sponsors. Mais c’est formateur, on n’a plus peur d’aller au-devant des gens, on a gagné en maturité et en autonomie. » Étudiantes en production animale à l’institut de Genech, les deux jeunes femmes réalisent avec cette Cap’Color Run leur « Projet initiative et communication » : « On est notées sur les moyens que nous avons mis en œuvre plutôt que sur le projet en lui-même. On avait envie de faire quelque chose en-dehors du secteur agricole, faire vivre les villages et découvrir un concept qu’on trouve surtout dans les villes. C’est un projet qui nous correspond bien : on est dynamiques, un peu sportives et colorées ! » Côté initiative et communication, le projet est déjà réussi puisque l’objectif de trois cents participants devrait être atteint sans difficulté, à deux mois de l’événement. « Lorsque nous aurons enregistré toutes les inscriptions, nous pourrons acheter tout le matériel : la poudre, les t-shirts, les lunettes que nous remettrons à tous les participants. On a reçu le soutien de vingt-quatre sponsors du secteur, ce qui nous a évité d’avancer l’argent. Tous les bénéfices seront reversés à l’association Capucine, qui est engagée contre la leucémie et qui sera présente le jour de la course. » Solidaire, positive et originale, la Cap’Color Run devrait afficher complet, mais vous pouvez toujours suivre la page Facebook de l’événement, au cas où… Les curieux pourront aussi se rendre à Maisnil le 30 mars pour en voir de toutes les couleurs avec les trois cents coureurs bigarrés.

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