Rouvrira, rouvrira pas ? Le point sur les écoles dans le Ternois


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Les réunions se succèdent entre les maires du Ternois, les équipes éducatives et les représentants des parents d’élèves pour préparer la rentrée du 11 mai, mais beaucoup constatent qu’il est impossible de remplir les conditions sanitaires requises pour accueillir les enfants. Plusieurs maires ont d’ores et déjà pris la décision de maintenir les établissements fermés jusqu’au mois de septembre, d’autres ont réussi à mettre en œuvre les moyens nécessaires pour assurer un accueil des élèves, d’autres encore s’interrogent toujours sur la possibilité d’ouvrir dans quelques jours.

« Le protocole est assez lourd et nous n’avons pas encore tous les éléments. »

Maurice Soyez, maire de Bailleul-aux-Cornailles

Le maire de Bailleul-aux-Cornailles et ses homologues du RPI 123 ont décidé de ne pas rouvrir le 11 mai : « On se donne le temps de la réflexion. La décision était difficile à prendre dans un temps très court. Le protocole est assez lourd et nous n’avons pas encore tous les éléments. On ne voulait pas ouvrir dans la précipitation sans avoir consulté les élus, les parents et les enseignants. On fera une réunion le 11 mai pour décider d’une éventuelle ouverture le 18, voire le 25 mai. » Une interrogation concerne notamment l’organisation de la cantine dans les RPI, où les classes sont éclatées dans les différents villages, ce qui nécessite de transporter les élèves pour la pause méridienne. Pour le RPI 48, la cantine est située à Nuncq-Hautecôte : « Nous n’aurons pas le service de transport du département la première semaine, prévient le maire d’Hautecloque, Marc Bridoux. Nous allons demander aux parents d’amener les enfants le midi jusqu’à la grille de la cantine. » Trois classes sur quatre seront ouvertes pour accueillir trente-et-un élèves sur les cent neuf normalement scolarisés.

«Si nous atteignons notre capacité maximale, nous délivrerons aux parents une attestation indiquant que nous ne sommes pas en mesure d’accueillir leur enfant. »

Gérard Deregnaucourt, maire de Gouy-en-Ternois

À Gouy-en-Ternois, où se situe la cantine du RPI 11, la restauration ne sera pas non plus assurée la première semaine et tous les enfants ne pourront pas être scolarisés, comme l’explique le maire : « On doit disposer de 4 m² par élève, sans tenir compte du mobilier. Nous accueillerons en priorité les enfants des personnels soignants, pompiers et forces de l’ordre, puis ceux dont les parents travaillent. Si nous atteignons notre capacité maximale, nous délivrerons aux parents une attestation indiquant que nous ne sommes pas en mesure d’accueillir leur enfant. » Il existe des différences au sein d’un même RPI : ainsi le maire de Croix-en-Ternois a pris un arrêté annonçant que son école ne rouvrirait pas, tandis que ses homologues souhaitent maintenir l’accueil des élèves. D’autres réunions sont programmées d’ici lundi et la situation risque encore d’évoluer, tant au niveau national que local.

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