Stress et paillettes au grand défilé de l’Union commerciale


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Déjà coiffés et maquillés, les mannequins doivent fendre la pluie et la foule des spectateurs pour entrer dans le restaurant Catherinette. Le défilé de mode débutera dans une heure. Une heure pour finir de se préparer, une heure à sentir le trac monter. Toutes les tenues sont prêtes, une escouade de coiffeurs est venue pour les derniers ajustements capillaires. Chaque boutiquier coordonne son équipe de modèles, vérifie ses fiches de présentation, distribue les tenues, chaussures, lunettes et accessoires. Les mannequins sont détendus, sauf Fanny qui n’a pas pu participer à la répétition de la veille, mais Laëtitia la rassure : « J’étais plus stressée hier pour la générale, mais ce soir, on va s’amuser ! » Les modèles rigolent, se prennent en photo et se font bichonner. Isabelle Consil, qui tient la Catherinette et accueille l’événement, joue le chef d’orchestre, tandis que son mari Fabrice passe sous les mains expertes du coiffeur avant de s’équiper d’un micro : il assurera la présentation durant toute la soirée. Dans le restaurant, des spectateurs dînent et peuvent apercevoir à travers les vitres l’agitation dans les loges. La grande salle de la discothèque ouvre ses portes à la foule qui patiente dehors. Le public est installé, le spectacle va commencer et le trac commence véritablement à monter à quelques minutes de l’entrée en scène.

Un défilé sous les flashs et les regards de six cents spectateurs

La soirée s’ouvre sur une impressionnante prestation de danse de Camille et Emilie, qui défileront également ensuite. « Nous avons l’habitude de faire des spectacles de danse, mais défiler, c’est une première », sourit Camille, aussi à l’aise pour poser devant les photographes que pour effectuer des pointes. La procession de mannequins débute avec les enfants dont la mignonnerie fait oublier la maladresse. Pas simple d’arpenter la longue scène en assurant une dizaine de poses, tout en appréhendant les marches des podiums, surtout lorsqu’on doit porter un cartable ou retirer son manteau sous les flashs et les regards de près de six cents personnes. Fabrice Consil envoie alors les adultes, décrivant dans le détail les tenues, présentant les boutiques et lâchant parfois un petit lapsus qui provoque l’hilarité de l’assemblée. Les mannequins se suivent et ne se ressemblent pas. Charlotte et ses amis semblent avoir défilé toute leur vie, Florine et Emilie ne peuvent s’empêcher de faire le pitre, Fanny a laissé son trac au vestiaire et s’amuse à poser, tandis que Julia doit rassembler son courage pour assurer les passages en toutes petites tenues. A l’entracte, mannequins et organisateurs se retrouvent dans les loges pour préparer la seconde partie. Tout s’est parfaitement déroulé et le défilé peut reprendre avec toujours plus d’aisance et de décontraction, sous les applaudissements des spectateurs.

« Je ne pensais pas trouver autant de diversité dans une petite ville comme Saint-Pol. »

A l’issue de la soirée, tous sont soulagés et surtout ravis. Les mannequins ont le sourire et se sont follement amusés. L’opération séduction de l’Union commerciale du Ternois est un succès. Le public était au rendez-vous et a pu découvrir toute l’offre des professionnels de la mode. « C’est impressionnant, je ne pensais pas qu’on pouvait trouver autant de diversité dans une petite ville comme Saint-Pol et j’ai découvert plein de belles choses, s’étonne Cristel Beaussart de Croix-en-Ternois. Je suis venue avec des amis d’Amiens qui étaient scotchés ! » Fabrice Consil apprécie et confirme : « Ça montre un beau visage du commerce à Saint-Pol et son renouvellement avec de nouvelles boutiques. Même les commerçants qui ne sont pas dans la mode ont soutenu le projet. » Le présentateur d’un soir peut enfin respirer : « Je suis vidé ! C’était très stressant, ce n’est pas mon métier ! » Fabrice prend l’air, laisse la pression retomber avant de retourner dans sa discothèque où il rejoint commerçants, mannequins et spectateurs qui ont investi la piste de danse pour prolonger la fête.

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