Étudiante à Châtelet, Célia partage sa vision d’un confinement entre ombre et lumière


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Étudiante en première année de BTS NDRC au lycée Châtelet et stagiaire au Gobelin du Ternois, Célia Brunet partage sa vision de ces deux mois de confinement. Un texte rédigé dans le cadre d’un devoir demande par sa professeure de culture générale et expression, Marie Suel, autour d’une question : « Selon-vous, le confinement que nous vivons est-il du côté de l’ombre ou de la lumière ? »


Bientôt deux mois que nous sommes contraints de rester chez nous à cause de l’épidémie du Covid-19. L’annonce du Président nous a fait comprendre que tous les commerces non nécessaires et non vitaux à la vie quotidienne seront fermés. Seuls motifs valables de sortie : les courses de première nécessité, le jogging, motif de santé, le travail ou encore l’assistance aux personnes vulnérables ou garde d’enfant.

« On se sent totalement impuissant face à toute cette situation. »

Célia Brunet, étudiante en 1e année de BTS NDRC au lycée Châtelet

Le confinement est une période d’ombre. Rester enfermée pendant presque deux mois à voir toujours les mêmes personnes peut se montrer pesant. Je vis avec ma mère et ma petite sœur de neuf ans, c’est parfois compliqué car au bout d’un certain temps, on ne se supporte plus. Je pense que chacun a besoin de son espace qui parfois peut être « piétiné ». Cette situation crée en quelque sorte un isolement et donc un manque : ne pas voir ses amis et sa famille reste compliqué. Ma marraine et une amie habitent dans la même ville que moi et pourtant je ne peux pas les voir, c’est très frustrant. De plus, on se sent totalement impuissant face à toute cette situation. Beaucoup se plaignent de ce confinement alors qu’il nous suffit juste de rester chez nous. Dehors, des milliers de personnes tous les jours tentent de sauver des vies en risquant la leur. Ensuite, le fait de ne plus avoir cours peut avoir un aspect d’ombre car certains élèves n’arrivent pas à s’organiser seuls. Certains cours sont plus difficiles à suivre que d’autres et, oui, ça peut être compliqué parfois car le numérique ne remplace pas un professeur.

« J’appréhende même le jour où on pourra de nouveau sortir car je n’ai pas envie que la vie reprenne exactement comme avant. »

Célia Brunet, étudiante en 1e année de BTS NDRC au lycée Châtelet

Néanmoins, le confinement se place aussi dans la lumière. Il y a quand même du positif dans cette situation et heureusement ! Être enfermé avec sa famille permet de nous rapprocher et ce confinement nous fait faire des activités qu’on n’aurait pas faites en temps normal. On réapprend à vivre ensemble, à parler de tout et de rien. Cette situation me permet aussi de faire des activités que je ne faisais plus, par manque de temps ou de motivation : j’essaie de refaire du sport, de la méditation, du yoga, de la peinture, de me remettre à lire… Je ne m’ennuie pas, je peux me réveiller tard et faire pleins d’activités qui me plaisent mais que je n’avais plus le temps de faire. Je redécouvre comment m’occuper tout en restant chez moi et je peux travailler à mon rythme. Ce confinement est aussi très positif au niveau environnemental. C’est une cause qui me tient particulièrement à cœur. Le niveau de pollution a beaucoup baissé depuis que nous sommes confinés. J’appréhende même le jour où on pourra de nouveau sortir car je n’ai pas envie que la vie reprenne exactement comme avant. J’aimerais que certaines mentalités changent.

Ce confinement se place dans l’ombre comme dans la lumière car il y a du positif et du négatif dans chaque situation. Je pense que dans ces moments-là, il faut juste appendre à prendre son mal en patience, à voir le positif et à réapprendre à vivre avec soi-même et avec sa famille en pensant bien évidemment aux retrouvailles qui seront plus belles. Mais comment se passera le déconfinement ? Est-ce que la vie reprendra exactement comme avant ?

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