Menacée de disparaître, la Saint-Poloise s’offre finalement une nouvelle jeunesse


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Vingt ans après son lancement, la bière Saint-Poloise a failli disparaître mais a été sauvée grâce à l’acharnement de Daniel Demont, des Caves Saint-Poloises. Après un an de travail, la Saint-Poloise a changé de bouteille, d’étiquette et de brasseur, mais conserve la même recette. « La brasserie Castelain a décidé d’arrêter les petits brassins. J’ai contacté Yves Castelain, propriétaire de la marque et de la recette, pour trouver une solution et poursuivre la production de la Saint-Poloise. Il avait participé à la création de cette bière et ne voulait pas laisser disparaître son bébé. » Yves Castelain a donné son accord pour que la production se poursuive dans une brasserie artisanale, avec la même recette. « Ça n’a pas été facile de trouver une brasserie acceptant de reprendre la Saint-Poloise et on a dû en goûter beaucoup avant de trouver la bonne recette pour obtenir le même goût », sourit Daniel Demont. Finalement, c’est la brasserie Lepers, située à la Chapelle d’Armentières et qui brasse l’Angélus, qui a accepté d’accueillir la Saint-Poloise dans ses cuves. « La Saint-Poloise a gardé le même goût, mais avec un côté encore plus artisanal. Nous n’avons pas voulu faire une bière forte, mais plutôt légère et désaltérante », explique Daniel Demont.

Une nouvelle étiquette rappelant la ville de Saint-Pol

Autre changement majeur : le visuel. La Saint-Poloise est maintenant présentée dans une bouteille plus classique mais avec une étiquette totalement repensée. La jolie blonde d’origine a cédé sa place à un tableau réalisé par Georges Flanet. Le centre-ville de Saint-Pol avec la mairie, le campanile et même Notre-Dame-des-Ardents figurent désormais sur l’étiquette. « On voulait quelque-chose qui représente Saint-Pol. Le peintre a offert cette toile à la commune, nous avons donc demandé à l’artiste et à la ville l’autorisation d’utiliser cette image pour notre étiquette. »

Il aura fallu un an pour trouver le brasseur, obtenir toutes les autorisations et enfin lancer la production. « Nous avons reçu les premières bouteilles la semaine dernière, et le nouveau brassin est déjà prêt pour la prochaine production », assure Daniel Demont, soulagé d’avoir pu sauver la Saint-Poloise. Les anciennes bouteilles ont déjà quasiment disparu et sont maintenant des objets de collection : « Il ne m’en reste presque plus. Il faut d’ailleurs que je pense à m’en garder quelques-unes ! »

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération.

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