Les Saint-Polois interviewés en live et en anglais par la BBC


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« This is Richard Stead live from Saint-Pol-sur-Ternoise ! » Casque sur les oreilles, micro en main, l’avenant journaliste de la radio britannique enchaîne les interviews de Saint-Polois, à quelques mètres du marché hebdomadaire. La BBC de Leeds a dépêché une équipe pour réaliser une série de reportages sur les jumelages avec les villes françaises, dont Saint-Pol associée depuis 1979 à Hebden-Bridge. Cathy Camus, coordinatrice des échanges franco-britanniques, a été contactée par la BBC pour organiser la rencontre mais doit aussi se plier à l’exercice de l’interview pour présenter la ville, son histoire et même ses légendes, comme celle de la statue en or de Saint-Pol, toujours disparue. « J’ai l’impression d’être Indiana Jones ! », rigole le journaliste, dont la bonne humeur communicative met à l’aise ses interlocuteurs. Pas facile de répondre au micro de la célèbre radio britannique, qui plus est en anglais. Heureusement pour le journaliste (dont le français se limite à « bonjour », « comment ça va » et « charcuterie »), Cathy Camus montre une belle maîtrise de la langue de Shakespeare, tout comme l’adjointe à la culture, Claude Roussez. Les professeurs d’anglais, en retraite ou en exercice, sont également très impliqués dans le jumelage et répondent aux interviews ou assurent la traduction si nécessaire.

« Je connais par cœur Hebden-Bridge, j’ai dû héberger la moitié du village chez moi. »

Ainsi, Huguette Macrez avait soigneusement écrit son intervention pour évoquer feu son mari, Sylvain, à l’origine du jumelage. Elle a été enregistrée en français puis traduite par Armelle Révillion, professeur d’anglais au collège Salengro : « J’ai été l’élève de Monsieur Macrez durant sept ans, alors j’étais très touchée d’assurer la traduction pour son épouse. » Armelle Revillion s’est occupée du jumelage durant les années quatre-vingt-dix et siège toujours au bureau de l’association de jumelage. Elle profite de l’occasion pour échanger ses souvenirs avec Monique Mandra, autre ancienne de l’Education Nationale, qui a connu les débuts du jumelage : « Je connais par cœur Hebden-Bridge, j’ai dû héberger la moitié du village chez moi, exagère-t-elle avec malice. Dans les années quatre-vingt, c’était une ville très sombre, les usines fermaient une à une, la crise économique touchait sévèrement la ville. Au fil des années, nous avons vu les changements. Aujourd’hui, la ville est splendide, c’est très touristique. C’est même devenu la capitale gay de la région. » « Vous croyez qu’on peut dire ça ? », s’interroge Armelle Révillion. Les mentalités ont évolué, mais je me souviens d’une jeune Anglaise qui avait expliqué qu’elle avait deux mamans, c’était un peu difficile à accepter à Saint-Pol à l’époque ! »

« Nous avons reçu un accueil vraiment chaleureux. Merci à tous d’avoir parlé en anglais ! »

Le jumelage avec Hebden-Bridge n’est pas qu’une affaire de souvenir et reste encore vivace. D’ailleurs, une trentaine d’élèves sont accueillis cette semaine par les élèves du collège Salengro, parmi lesquels Honorine Holynski : « Je suis allée à Hebden-Bridge plusieurs fois avec mes parents. L’an dernier, je suis partie toute seule dans une famille. Cette semaine, j’ai une nouvelle correspondante, Imogen. Parfois, je ne sais pas trop quoi lui dire, mais quand je ne sais pas comment exprimer quelque chose, on s’arrange avec des gestes. J’apprends de nouveaux mots, je me débrouille ! » Honorine est plus timide devant le micro mais parvient à bredouiller quelques mots. Tout est dans la boîte, Richard Stead et son équipe sont prêts à reprendre la route, direction Lille qui est jumelée avec Leeds. « C’est dommage que nous n’ayons pas plus de temps pour visiter la ville. Nous avons reçu un accueil vraiment chaleureux. Merci à tous d’avoir parlé en anglais ! »

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