Laura Laune sur la scène du GrEn : pas de temps mort, juste le respect

« Ce spectacle n’est ni homophobe, ni xénophobe, ni raciste… sauf envers les cons et là, on ne pourra pas dire que je m’en prends à une minorité. » Pour éviter la discrimination, Laura Laune ne s’interdit rien, sauf son spectacle aux moins de quatorze ans. De Dieu à Winnie l’Ourson, en passant par les consanguins d’Izel-lès-Hameaux, personne n’est épargné par l’humoriste qui débite les pires obscénités. Elle enfile les clichés sur les juifs, arabes, cathos et curés, pédés et anti-pédés, Chevaliers du Fiel, enfants et avortements, sans tomber dans la facilité. Les piques sont affutées et font mouche, la fine grossièreté et la mignonnerie de Laura Laune excusant tous les outrages.

Le public a presque honte de rire : « Oh non ! C’est horrible ! C’est ignoble ! » Pourtant, les spectateurs en redemandent, sacrifiant l’un des leurs pour monter sur scène : Nicolas, de Cambligneul, se souviendra d’avoir incarné un vicieux Jacques Martin dans une Ecole des fans plus traumatisante que l’originale. Le spectacle n’accuse aucun temps mort, jusqu’au final où Laura Laune, feignant d’être une gentille petite fée, conte en vers la fable de Léa la Girafe, avec une morale aussi juste qu’obscène (la décence interdit de la retranscrire ici). Le public est debout pour acclamer l’humoriste : « Merci d’être venus, et surtout d’être restés ! »

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